PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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dimanche 13 mai 2018

Des sous, du ZD, du miam miam - J'ai testé pour vous : Too Good To Go !

  • Je me suis lamentée du fait qu'avec le déménagement, exit le panier bio, je me retrouvais souvent à faire mes courses essentiellement en grande surface et ça m'énervaaait
  • J'ai vaguement évoqué le fait que côté ZD l'évolution n'était pas top non plus (même si j'ai progressé sur ma gestion des restes, par exemple, hé !)
  • Je ne m'en suis pas lamentée ici, mais figurez vous que je n'ai pas perdu tous les kilos de la grossesse d'E. (qui va quand même fêter ses 3 ans dans quelques jours), et que, pire : lesdits kilos ont, au fil du temps, invité quelques copains à eux à venir se prélasser sur mes hanches. Au point que je commence à en être un peu chagrinée, et que, de la même manière que j'ai décidé de réactiver Flylady et de reprendre le désencombrement de mon intérieur (maison) de son bazar, j'avais très envie de désencombrer aussi un peu mon intérieur (ma propre carcasse) de quelques kilos. (Monsieur Bout est mignon : tout absorbé dans ses études de grec ancien, il me dit que je suis sa Gwen callipyge. Avouez que c'est plus classe que Gwen-aux-grosses-fesses non ? Mais la réalité qui se cache derrière demeure la même...)
  • Et pour différentes raisons, j'avais très envie de réduire notre budget bouffe. 
    • L'une des raisons étant qu'il a bien profité, lui aussi, de notre déménagement (merci les prix franciliens), 
    • l'autre étant que dans la mesure où nous avons aussi une personne en plus à la maison quasi en permanence, ça a légitimement un impact (comme j'attire le chaland en me disant bonne cuisinière, je n'ose pas le nourrir de pain sec ensuite). 
    • Une troisième étant que de nouveau, des doutes planent sur nos perspectives financières à moyen terme, que cela m'angoisse un chouilla, et que donc cela me rassure d'économiser, dès aujourd'hui, là où c'est possible.

Bref, si je vous dis : 
"faire des économies, réduire le gaspillage, manger de manière plus saine et plus diverse, plus quelques autres avantages annexes", en 10 lettres ?
TOO GOOD TO GO !

What ?

Rapide présentation de la bête 

Too Good To Go ( littéralement "trop bon pour partir" [sous-entendu "...à la poubelle"] ) est une appli inventée par une Française, qui vise à permettre de récupérer les invendus de restaurants et commerces, pour une somme modique. Cela permet donc à la fois d'éviter du gaspillage chez les commerçants (départ à la poubelle de produits encore comestibles) et de faire des économies (à l'acheteur, mais cela rapporte aussi quelques euros au commerçant - moins la commission qui lui est prélevée par TGTG, puisque c'est par TGTG que transitent toutes les transactions).
C'est une appli, donc ce n'est accessible qu'aux détenteurs de smartphones. 
L'appli est gratuite, on ne paie que les paniers achetés, dont le prix va généralement osciller entre 2 et 5€, parfois un tout petit peu plus pour les récupérations auprès de restaurants / traiteurs.


Le fonctionnement

  • Les commerçants partenaires déclarent qu'ils auront tel nombre de paniers à tel prix à venir chercher à telle heure (oui, il y a un créneau horaire défini à respecter), on les réserve (et on les paie) sur l'appli, et on passe les chercher à l'heure dite. 
  • Il s'agit donc d'un panier "surprise" : le commerçant s'engage généralement à le remplir d'une quantité de marchandises correspondant à au moins 3 fois le prix payé, mais le contenu exact est évidemment très variable: il dépend de ce qui lui reste, là, au moment de l'heure de la collecte.
  • Ladite heure de collecte varie selon les commerces concernés et les jours : 
    • par exemple, certains hôtels proposent, en deuxième partie de matinée, les restes de leur buffet petit-déjeuner: on y récolte donc mini-viennoiseries, salades de fruits, etc; 
    • le créneau des commerces d'alimentation correspond généralement à la dernière heure (ou demi-heure, ou quart d'heure) avant la fermeture, 
    • celui des restaurants se situe généralement autour de l'horaire de fermeture des cuisines (vers 14h30 pour le service du midi le cas échéant, autour de 22h / 22h30 pour le service du soir)
  • L'appli fonctionne par géolocalisation : elle montre les commerces participant selon leur degré de proximité géographique avec ta position géographique à l'instant T.
  • C'est une appli de djeun's : elle te tutoie ;-)

Cela fait bientôt un mois que j'ai sauté le pas, et voici un petit bilan détaillé de mon expérience.

Alors, en positif :

  • excellent pour la créativité en cuisine : je retrouve l'effet "panier bio" : 
ma créativité s'en retrouve stimulée puisque je dois cuisiner sous la contrainte : je dois faire avec ce que j'ai récolté, et vite, s'il vous plaît!
Du coup, retour des folies testeuses : par exemple, dans le premier panier récupéré auprès du magasin bio le plus proche de chez moi, j'ai trouvé deux médaillons de viande vegan. J'étais un peu méfiante, mais en fait : c'est vachement bon ! 
Nous avons remangé des blettes, aussi. Et puis j'ai du me confronter de nouveau à un ananas la fois où on m'en a refilé. Et moi qui adore les artichauts mais n'en achète jamais, paf, j'en ai récupéré 6 petits une fois. Et Monsieur Bout et les enfants sont ravis car ils ont eu plusieurs fois des betteraves (que je n'achète jamais car moi je ne les aime pas: traumatisme de cantine scolaire...)

  • excellente incitation à planifier ses menus : 
OK, il n'est plus trop possible de le faire à la semaine comme Flylady le préconise (puisque par définition on récupère des trucs par surprise et qui ne tiendront pas la semaine), mais hélas j'en étais de toute manière bien loin. 
Depuis TGTG, au moins, à chaque fois que je récupère un panier je me retrouve à évaluer le degré d'urgence à consommer tel ou tel produit, et, hop, je m'empare de mon Bullet Journal pour planifier les menus des 2-3 jours suivants en conséquence : "hum, la demi-courge attendra sans problème un jour ou deux, mais les courgettes ont besoin d'être mangées tout de suite".

  • puissante incitation à manger des légumes (cf dossier Gwen callipyge...) 
Ils constituent souvent l'essentiel du contenu des paniers récupérés chez les commerçants. Quoique, ça dépend lesquels, évidemment. Si on ne prend que des paniers proposés par des boulangeries, ce point n'est évidemment pas valable ;-).
Et comme lesdits légumes sont évidemment très mûrs (c'est le principe), pas moyen de les laisser au fond du frigo par flemme, et de dire "ce soir, c'est pâtes". (enfin, on peut, si. Mais bon, dans ce cas, on perd un peu le principe de l'appli : empêcher de la nourriture de pourrir chez un commerçant, pour la faire pourrir au fond de notre frigo, ne fait pas beaucoup de sens...). 
C'est donc très efficace pour que la Gwen bouge ses fesses (qui, rappelons-le, sont callipyges) et se mette en cuisine / à l'épluchage / découpage. 
Et cela m'a permis de constater que F., maintenant, adore la salade ! J'avais perdu l'habitude d'en acheter depuis que mes petits pas ZD m'empêchaient d'avoir recours à la salade-toute-prête-en-sachets dont nous nous sommes nourris nos premières années de mariage. Là, c'est le grand retour : il est fréquent que les paniers de primeurs en contiennent, car c'est le genre de produit qui prend vite un air défraîchi le rendant impropre à la vente. 
Alors que moi, TooGoodToGoteuse de compét, je me saisis de ladite salade, je lui ôte ses deux-trois feuilles abîmées, j'élimine encore quelques morceaux pas reluisants, et zou, le reste atterrit dans nos estomacs.

  • excellent pour le budget : on reçoit beaucoup pour une somme minime

  • et puis on en profite pour repérer de nouvelles adresses
C'est ainsi que l'une de mes copines-voisines, à qui je vantais mes découvertes, m'a dit "ah, telle boulangerie le fait ? Ah mais saute dessus, ils font tout bio, et tout est une tuerie !". Et effectivement.


Bref, beaucoup d'attraits !

Maintenant, nuançons un peu...


Économies, oui, mais c'est limité

  • on peut s'amuser à faire un maximum de ses courses là-bas. C'est un peu le défi que j'ai essayé de relever ces dernières semaines (plus de 25 paniers récupérés en 23 jours d'utilisation !) et il est incontestable que mes caddies grande surface ont énormément diminué de volume ces dernières semaines. 
Néanmoins il n'est pas vraiment envisageable de remplacer totalement les courses de produits frais par TGTG. On peut certes adapter ces menus à ce qu'on reçoit, mais cela a ses limites ! 
    • Les paniers ne contiennent par exemple jamais d’œufs (enfin, je suppose. Si contre-exemple, dites-moi !). 
    • Par ailleurs, j'ai remarqué que les paniers de primeurs démontraient généralement un déséquilibre entre fruits et légumes : il y a beaucoup plus des seconds que des premiers. Du coup, en ce qui me concerne, autant j'arrive à couvrir la quasi-totalité de notre consommation de légumes par TGTG, autant je suis obligée de compléter par des achats de fruits par la voie normale. Si je tentais de subvenir à mes besoins en fruits par le biais de TGTG, je courrais le risque de me retrouver avec une  quantité de légumes trop importante pour que nous réussissions à l'absorber

  • économiser, oui, mais par rapport à quoi ? 
Par exemple, dans les paniers de la boulangerie-de-la-mort-qui-tue susmentionnée, figurent généralement beaucoup de choses que je n'achèterais pas régulièrement moi-même : l'une ou l'autre pâtisserie (succulente, ouf ! Moi qui généralement n'aime pas les pâtisseries-pas-faites-maison, j'ai été bien soulagée de constater que je pouvais me régaler avec celles-ci), des viennoiseries, etc, viennent s'ajouter au pain que j'achèterais, lui, à coup sûr. 
Donc je peux me retrouver à manger "mieux" pour le même prix, mais pas forcément à faire des économies par rapport à mes dépenses initiales. Et encore une fois, c'est aléatoire (dit la Gwen qui, en ce vendredi de l'Ascension, a récupéré, dans ladite boulangerie, pas moins de 30 baguettes et pains différents, pour 10€ - elle avait raflé les 2 paniers proposés chacun à 5€). 
    • Concernant la boulangerie, cette incertitude me convient : globalement, je m'en sors toujours, et ces petits plaisirs low-cost me permettent d'éviter les achats-plaisirs par ailleurs. 
    • De la même manière, nous qui avons un faible pour les sushis-makis, etc, remplacer les craquages "allez, on se fait livrer un japonais" par un TooGoodToGo de temps en temps (6€ pour un menu complet), cela permet de continuer à se faire plaisir mais à moindre coût.
La question se pose en revanche pour d'autres commerces, puisque l'intérêt des paniers varie selon les commerces
    • En ce qui concerne les magasins Monoprix, par exemple, nous sommes plus dubitatifs. Les paniers récupérés dans certains des magasins autour de chez nous n'ont pas toujours été super intéressants : 
      • ils contenaient beaucoup de produits que nous ne consommerions pas habituellement, mais surtout que nous n'avons aucun intérêt à consommer (ce qui n'est pas le cas des viennoiseries et pâtisseries de la boulangerie : si je vous dis brioche à la praline... ?) : des plats préparés industriels par exemple. 
      • Mais encore une fois, cela dépend de la manière dont chaque commerçant gère ses stocks : nous pensons ainsi continuer à faire une exception pour le Monoprix le plus proche de chez nous, dont le contenu des paniers nous a toujours satisfaits, au contraire de ceux récupérés dans des Monoprix plus éloignés, à la faveur d'une course. 
    • De la même manière, autant la boulangerie nous plaît, parce que même le fait de recevoir ses sandwichs invendus nous convient (pain de campagne - bon brie - délicieux jambon de parme, ou pain de seigle - saumon - fromage frais - salade : miam miam ! Cela contribue généralement, découpé en petites portions, au dîner qui suit la récupération), autant risquer de récupérer les sandwichs de certaines boulangeries ne m'enchanterait pas du tout...
C'est aussi une question de timing : juste avant un grand départ, les magasins peuvent être vides et on se retrouve vraiment avec les fonds de tiroir. Alors que j'ai pu tester comment venir pendant un pont, quand tout le monde est loin, aboutit à de super paniers, constitués d'une grande quantité de produits de qualité.
Ci dessus, panier Monoprix (enfin, 2 paniers, à 4€ pièce, soit 8€) récupéré le vendredi de l'Ascension. Fraises, jus de carottes, viandes diverses. Manque le jambon blanc déjà mis au frigo.

Bref, un aspect à discerner. En ce qui me concerne, il est incontestablement intéressant d'y avoir recours pour les fruits & légumes, et, de manière moins systématique, pour la boulangerie.


Un impact environnemental en demi-teinte

Trois points essentiels à prendre en compte : 
  • 1. L'origine des produits. 
On perd incontestablement en maîtrise sur la provenance des aliments achetés. On prend ce qu'on reçoit, point ! Les fruits et légumes nous arrivent sans information  : bio / pas bio, pays d'origine... 
Cet aspect peut être plus ou moins gênant en fonction de nos priorités
En ce qui me concerne, par exemple, j'ai décidé de faire mon maximum pour récupérer des paniers dans le magasin bio tout près de chez moi, et de compléter un peu par les paniers du primeur qui est situé un peu plus loin, et qui vend du bio et du non-bio. Et je suis bien contente que la boulangerie-de-la-mort-qui-tue fonctionne en tout bio, et utilise beaucoup de farines complètes, anciennes, etc. 

  • 2. l'impact Zéro Déchet
Alors, sur ce plan-là, on évite du gaspillage de produits existant déjà, c'est déjà un point. Ce qu'on récupère est généralement largement mangeable, tout au plus est-il nécessaire d'ôter quelques morceaux de l'un ou l'autre légume / fruit. 
En revanche, on n'évite pas forcément le suremballage. Mais là encore, cela dépend des enseignes
  • chez Monoprix, on reçoit un grand sac plastique déjà rempli de produits eux-mêmes fréquemment suremballés, et c'est la même chose quand je vais chercher un panier auprès du resto japonais. 
  • En revanche, pour aller chercher mes fruits et légumes, et mon pain, j'arrive avec mes sacs, et quasiment aucun des produits récupérés n'est fourni avec un emballage : sur ce plan-là, je suis bien contente ! 
Néanmoins, pour les familles déjà très avancées niveau ZD, TGTG peut faire gonfler un peu la poubelle.

  • 3. les km 
Il s'agit de voir à quelle distance se trouvent les commerces partenaires : est-ce qu'on se retrouve obligé de faire le trajet exprès ou est-ce qu'il s'agit juste d'un petit détour au retour du boulot, etc.


L'impact organisationnel

  • Cf. point précédent : comme on doit respecter des horaires précis pour aller chercher son panier, cela peut impliquer de faire des trajets exprès. 
Cela peut être un problème (ou pas : si on a de toute manière de la route à faire pour faire des courses normales, et qu'on groupe cela et / ou que grâce à TGTG ces courses normales sont moins souvent nécessaires). 
Et l'horaire peut ne pas nous convenir : à 18h30, une mère de famille peut avoir autre chose à faire que courir les magasins. Ou pas ! F. est par exemple ravi de m'accompagner dans mes rafles TGTG, et au retour, zou, on passe à table avec ce que j'ai récolté. 
Mais encore une fois, cela est peut-être facilité par l'âge des enfants, et la souplesse de l'école-maison. Si j'avais un bébé au sein, ce serait peut-être plus compliqué de tenir les horaires, et si j'avais des devoirs à surveiller et un horaire de coucher impératif pour pouvoir lever les enfants le lendemain, je n'aurais peut-être pas le loisir de décaler le dîner d'une demi-heure pour aller le "chasser", ce dîner. 
De la même manière, me prévoir un petit japonais à aller chercher les soirs ou j'anime un atelier Faber et Mazlish en début de soirée est un bon plan : une fois rentrée, je n'ai plus d'énergie pour me cuisiner quoi que ce soit, et c'est agréable de manger cela en racontant ma soirée à Monsieur Bout. Idem pour un soir où on sait qu'on rentrera tard de weekend / vacances. En revanche, pour un soir lambda, nous avons largement le temps de crever de faim avant qu'il ne soit l'heure d'aller chercher notre dîner, et le temps qu'on l'ait récupéré, on n'a plus faim. (mais bon ce n'est pas gravissime, la plupart des choses se gardent en fait très bien jusqu'au midi suivant).

  • Ces contraintes demandent de l'organisation
Si on a déjà beaucoup d'autres contraintes, ce n'est pas forcément le moment d'en rajouter. 
En ce qui me concerne, je rode des routines assez efficaces : combiner des paniers légumes et des paniers boulangerie, et zou, au retour, tout le monde passe à table et dîne des délicieux sandwichs de la boulangerie (en mode "Abendbrot", à l'allemande) accompagnés d'une partie des crudités récupérées chez le primeur, par exemple une laitue et deux ou trois gros avocats mous-mais-encore-bons, et suivis des fruits qui les accompagnaient. Le tout couronné par le partage en 4 de la pâtisserie qui s'était glissée dans le panier-boulangerie.

  • Ces petites promenades impliquent un certain repérage / les surprises associées
Notamment quand on "teste" une nouvelle enseigne : 
"oh, zut, c'est la cata pour se garer " (c'est la phobique-des-créneaux qui parle...), 
ou 
"ah mince, c'est l'heure du camion de poubelles dans cette rue à sens unique..."

  • Autre aspect : TGTG et Decent Hour ne font pas forcément bon ménage 
En effet les paniers sont réactualisés tous les soirs à minuit, pour le lendemain : ça veut dire qu'à partir de minuit, on peut réserver ceux qu'on ira chercher le soir. 
Selon l'endroit où on habite, le moment de la semaine, la popularité de l'enseigne, les paniers peuvent partir des minuit une ! Pas top pour se coucher tôt.
En ce qui me concerne, hum, je ne suis pas encore arrivée à Decent Hour dans le cadre de mes nouveaux Babysteps Flylady, car je les fais trèèèès progressivement. C'est bien pratique ! Car ainsi je ne suis de toute manière pas couchée à minuit. 
Je dirais même que TGTG m'aide, en donnant un repère dans ma soirée : cela m'encourage à ne pas pousser le bouchon trop loin, et à plier mes affaires, voire à me mettre en pyjama avant l'heure fatidique, et donc à éteindre peu de temps après avoir bondi sur mes paniers comme un tigre sur sa proie. C'est déjà un progrès, mais tout est relatif ;-)
Ceci dit, hein, c'est très variable : parfois tout part à minuit et quelques, parfois à 8h du matin il y en a encore. Donc on n'est pas non plus forcément obligé de camper à côté de son smartphone. C'est surtout si le frigo est vide et qu'on veut absolument un panier à tel endroit, tel jour, que la pression est là.

  • La capacité d'absorption
Certains produits nécessitent d'être cuisinés très vite pour ne pas être perdus, il faut donc prendre en compte sa capacité à se mettre en cuisine !

  • La capacité d'absorption, bis
On ne sait jamais le volume avec lequel on va repartir
Ainsi, mon premier panier Monoprix était constitué d'un gros truc cher + des petits trucs, donc n'était pas très encombrant. La seconde fois, j'en ai donc pris 2 d'un coup. Quand je me suis retrouvée avec deux pleins sacs remplis de yaourts, flans et compagnie, alors que cette fois-ci je rentrais chez moi à pieds / en transports en commun, j'ai moins rigolé. 
Et c'est encore un point sur lequel je dois me roder : parfois je prends 1 panier et je me dis "ah, je l'ai facilement utilisé, et il a été très vite mangé, j'aurais du en prendre 2". Parfois j'en prends 2 et je me retrouve submergée.
Là-dessus, la taille du congélateur constitue un aspect non-négligeable. Le nôtre est petit!

  • La capacité d'absorption, ter
Comme évoqué sur l'aspect économique, on peut se retrouver avec des produits qui ne nous conviennent pas forcément. Mais alors, pas du tout. D'où risque de gaspillage.
Là-dessus, il est trèèès utile d'avoir de bons copains à proximité / de bien s'entendre avec les voisins. Ainsi, quand j'ai récupéré mes 30 pains, j'ai pu passer en filer une partie à ma sœur, et l'autre à une voisine : tout le monde était ravi! De la même manière, les endives contenues dans mon premier panier du magasin bio ont atterri chez une autre de mes voisines (pour ceux qui prennent le blog en marche : j’exècre les endives), et elle a aussi récupéré la majorité des produits laitiers que je m'étais trimballée à pied de chez Monoprix, puisque chez nous, on ne mange pas de lait de vache... Pour le coup, c'est un point qui demande, encore, un peu d'organisation, mais ce côté coopérative est assez marrant, et ça renforce le lien social !
Donc à voir en fonction de son régime alimentaire et de son entourage : pour une famille sans viande - sans gluten - sans lactose, et en plus en guerre avec tous ses voisins, TGTG ne va pas être le truc du siècle ;-)


Dernier aspect à savoir : il s'agit d'une application encore très jeune. Le concept est encore en formation, même si de ce que j'ai lu, il a déjà beaucoup évolué, et qu'à l'usage, il fonctionne déjà très bien. Néanmoins, de ce que j'ai pu lire, certains commerçants jouent plus ou moins le jeu (je suppose que c'est en raison de cela qu'ils ont ajouté un système de notation des paniers). Il est bon de rester vigilant, donc, et si un jour un  commerçant confond manifestement "démarche anti-gaspi / limitation des pertes financières / effet positif sur l'image" (les 3 motivations logiques d'un commercant TGTG) avec "occasion de refiler des machins moisis, totalement invendables, à un prix éhonté" :  ne pas hésiter à cafter !


Bref, en conclusion: cette appli me fait bien marrer, elle stimule ma créativité en cuisine, me soutient dans ma démarche de réduction-des-déchets-de-mon-budget-bouffe-et-du-volume-de-mes-fesses, et je suis actuellement en mesure de démontrer la souplesse organisationnelle qu'elle requiert.
A voir ce que ça donnera dans le temps. Il se murmure qu'à partir de juin ma vie pro va s'alourdir significativement. Peut-être devrai-je réévaluer mes priorités à ce moment. Ou pas !

Dans tous les cas, cette appli est à tester / évaluer en fonction des possibilités qu'on a autour de soi, et de son propre fonctionnement
Ce billet le montre clairement : nous, les Bout, sommes à un certain point de notre démarche environnementale, et financière, nous mettons le curseur à un certain niveau : beaucoup de bio, mais pas tout, beaucoup de fait-maison, beaucoup de fruits et légumes, mais quand même de la viande, et même des sushis. Pour des familles se situant différemment, le positionnement vis à vis de TGTG pourra être assez différent.
L'avantage, c'est que c'est une appli: vite téléchargée, on peut regarder quels commerces sont proposés près de chez soi, éventuellement commander quelques paniers pour voir ce que ça donne, et décider d'en rester là. Dans tous les cas, il y a des chances qu'on ait fait l'une ou l'autre expérience un peu marrante dans l'aventure. Ça fait toujours un truc à raconter au prochain dîner ! (ou en commentaire de ce billet!)

Qui a dit qu'on s'ennuyait ici ?

edit : vous aurez peut-être remarqué que j'avais écorché le nom de l'appli. C'était "toO good to go". Mais en fait c'était pas du tout une faute d'inattention, je le savais MAIS en fait j'avais utilisé tous les "o" de mon clavier, toussa.... 
[sifflotement innocent]
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lundi 7 mai 2018

Feutre effaçable type Velleda : 3 alternatives au banc d'essai !

Le feutre Velleda a pour moi un petit côté madeleine de Proust : le sniffer déboucher, c'est retomber en enfance, me faire transporter 25 ans en arrière, sur les bancs de l'école.

Mais pas seulement.
Avouons que, malgré tout l'attachement sentimental qui peut nous lier aux feutres Velleda, un certain nombre de raisons peuvent nous donner aussi très envie de nous en passer
  • l'odeur particulière est justement en lien avec une composition bien chimicos
  • les tags sur les murs, le parquet : argh
  • les traces sur les vêtements : ARGH. 
    • Autant l'éponge magique a des chances de venir à bout des premiers, autant les secondes résistent à tout. (si vous avez des astuces pour rattraper un vêtement vellédaté, dites-moi. Quoique, grand retour de Flylady oblige, je viens justement de désencombrer 2-3 vêtements d'enfant tâchés, que j'avais gardés okazou la recette miracle me tombe du ciel)
    • (or il est bien connu qu'un enfant ayant un feutre en main ne s'en sert hélas pas que pour les supports prévus à cet effet. Et encore davantage quand c'est un enfant plus jeune que celui à qui le feutre est en théorie destiné, qui, profitant d'un instant d'inattention, s'en empare siouxement)
  • si ledit jeune enfant porte en plus ledit feutre à sa bouche, on a tout gagné cf composition chimicos susmentionnée
  • ça s'use et ça nous ruine
  • ça s'use d'autant plus vite que les bouchons se perdent : ça sèche
  • c'est pas zéro déchet du tout
  • on n'a pas 36 choix de couleurs, ni d'épaisseur de la mine
  • ça s'efface plus ou moins bien surtout après qu'on l'ait laissé sécher. Aaaah ces moments de plaisir à frotter comme une damnée les supports de nos rejetons !


Mais les feutres effaçables, quand même, c'est bien pratique. Surtout pour une famille IEF utilisant de temps à autres des supports plastifiés, et de temps à autres également, des cahiers d'activité effaçables du type des fameux "Je trace, j'efface", d'Usborne.
J'ai donc fini par me mettre en quête d'alternatives efficaces, en voici 3.


Numéro 3 sur le podium : le feutre Lumocolor de Staedtler
C'est tout bonnement le genre de feutre qu'on peut utiliser sur les feuilles plastifiées d'un rétroprojecteur :
  • pointe fine
  • trait très défini
  • effaçage aisé sur des surfaces type Cahier Usborne, plus ardu sur des feuilles plastifiées : cela nécessite alors un peu d'huile de coude si on souhaite le faire à sec la majorité du temps (ce qui est un de mes critères. Pas envie de laisser une bouteille d'eau à disposition, cf probabilité forte que le contenu de ladite bouteille finisse répandu de manière intempestive)
  • durée de vie bien supérieure au feutre effaçable lambda
  • mais loin d'être ZD / pas chimique
  • 3€ pièce 
Verdict: un peu mieux mais pas top. Et je n'ai pas testé l'effaçage des tâches sur textile. Il me semble avoir lu que c'était mieux mais je ne garantis rien.



Numéro 2 sur le podium : crayons Lumocolor de Staedtler
  • pointe fine
  • trait assez défini mais pas assez pour être visible d'un peu loin (sur un tableau blanc par exemple); concernant les cahiers Usborne et assimilés, le rendu peut être un peu moins bien : par exemple le trait est trop fin pour être vraiment visible sur les pointillés à repasser
  • se tient comme un crayon lambda, 
  • se taille comme un crayon lambda, ne se bouche ni ne se débouche, donc ne sèche pas ! Et en général, durée de vie bien supérieure à un feutre Velléda
  • effaçage énergique nécessaire mais on y arrive
  • Tâche beaucoup moins (il faut appuyer pour que ça laisse une trace), et se lave bien 
  • Coute assez cher à l'unité (3€ et plus), moins par lot de 12 (18€ et des brouettes)
Verdit : une bonne alternative pour les supports nécessitant un trait fin : des fiches plastifiées avec des exercices de conjugaison nécessitant de compléter des verbes avec une terminaison, par exemple... ou des traces de géométrie. Du coup pour les besoins d'institutrices de primaire, je pense que ça peut bien convenir ! Mais ce n'est pas tout terrain.



Numéro 1 sur le podium : crayons Woody de Stabilo
  • pointe épaisse, donc ne convient pas dans le cas des fiches prémentionnées; en revanche, parfait pour l'utilisation en maternelle et/ou sur cahiers effaçables, et/ou sur tableau blanc pour être visible de loin
  • assez épais, bonne tenue pour des enfants, en revanche les touts-petits ne pourront pas encore le tenir à 3 doigts
  • plein de couleurs différentes
  • se taille, n'a pas de bouchon, ne se casse pas quand il tombe, bref : trèèès longue durée de vie, et beaucoup plus ZD
  • utilisation multi-supports : mine grasse qui, sur papier, donne un rendu vif, proche des crayons de cire, et très gratifiant pour les enfants; peut aussi s'utiliser avec de l'eau, effet proche de la peinture
  • s'efface plutôt bien: sans effort notable sur cahier Usborne, avec un peu plus d'effort sur fiche plastifiée
  • ne tâche pas immédiatement (mais plus vite que les crayons Lumocolor), mais surtout se lave très bien !
  • coût à l'unité : 2€ et quelques, mais franchement, j'en ai acheté un unique pour tester, puis je suis directement passée à la pochette de 10: on aurait tort de se priver ! (je note quand même qu'à l'époque j'avais payé ladite pochette 2€ de moins que le prix auquel amazon la propose à présent)
Verdit : mon grand gagnant ! Je vous les recommande chaudement, et plusieurs des personnes les  ayant vus à l’œuvre chez nous ont été conquises.

En conclusion, parce que deux petites photos valent mieux qu'un long discours :
nos Woody après plus d'un an d'utilisation intensive : comme vous voyez, ça ne s'use pas vite
test cahier Usborne : rouge = Velléda, vert = Woody, bleu = crayon Lumocolor (pas retrouvé le feutre, c'est dire si il sert!)










vendredi 4 mai 2018

Point - progression en Mars - Avril 2018

Le mois de mai commence, c'est l'heure du petit point bi-mensuel.

Le Bébou
va devoir trouver un autre surnom car vraiment, ce n'est plus un Bébou !
Il continue à aller mieux sur beaucoup de plans, notamment l'estime de lui-même et l'envie d'être un grand, justement.
Sa concentration et sa capacité à travailler seul se développent

Parmi les acquisitions de ces deux mois
  • l'intérêt pour les puzzles manifesté par sa sœur l'a titillé: il s'y est remis, et est capable de faire des 20 pièces quand il est dans de bonnes dispositions (mais il est quand même assez rare qu'il aille jusqu'au bout)
  • en mathématiques version Montessori, j'ai enfin pris le temps d'introduire le plateau de mille
  • et j'ai enfin sorti la 3ème boîte de couleurs. Là pour le coup il m'a impressionnée : il a l’œil ! J'hésite, pas lui.
  • Mais surtout, grande avancée : F. commence à lire ses premiers mots
    • Je le sentais très intéressé mais en même temps pas motivé pour les exercices (Montessori) que je proposais en salle de classe. Bon, il y a aussi de ma faute, je ne me suis pas occupée de lui constituer une série rose alors qu'il serait probablement intéressé: je me rattrape, j'ai enfin trouvé un fichier qui me convienne et suis sur le point de faire fonctionner ma plastifieuse.  
    • En en discutant avec une bonne copine, elle m'a conseillé de compléter par la méthode Boscher, ce que j'ai fait. Je ferai un billet plus détaillé dessus bientôt, mais nous avançons paisiblement dans le livre en question, et F. progresse en déchiffrage. L'entendre ânonner "pe ... - ti .... - teuh" : je trouve cela magique !!
  • A noter que toutes les lettres de l'alphabet ne sont pas encore acquises : j'ai introduit quelques unes de celles qui manquent encore (x, y, z, notamment) et il peine à les assimiler.
Globalement, j'ai encore beaucoup de mal à comprendre comment il / son cerveau fonctionne. Les trucs trop simples ne l'intéressent pas, mais les trucs trop compliqués lui font peur. Je crois que je devrais tester davantage de choses mais... fichue bande passante ! Je vais devoir creuser le sujet...


La Bébounette
va toujours très bien. Parmi les acquisitions notables
  • toujours un grand intérêt pour les puzzles, elle est au même stade que son frère : 20 pièces, et fait souvent preuve de davantage de persévérance
  • elle a abondamment profité des séances de phonologie et d'apprentissage des lettres dudit frère: sa conscience phonologique est à présent très développée, et c'est très fréquemment qu'elle souligne "p comme police" ou "à la fin de 'cheval' on entend comme à la fin de 'balle' ".
  • Par ailleurs, elle reconnaît déjà énormément de lettres, et j'ai l'impression qu'elle maîtrise déjà mieux les dernières venues (lesdits X Y Z) que son frérot. Pas évident à gérer... F. déteste qu'elle réponde avant lui quand il travaille sur ses lettres rugueuses !



La Gwen va bien, elle est vraiment overbookée, mais le mois d'avril a signé le démarrage effectif de l'animation de ses ateliers Faber et Mazlish
Un groupe sympa tout plein, chaque soirée est un plaisir, et je me réjouis de démarrer un 2ème groupe dans une dizaine de jours ! Par ailleurs j'ai déjà assez d'intéressés-mais-pas-dispo-en-mai-juin pour programmer des dates à l'automne.
Et puis, comme dit, je redémarre Flylady: c'est laborieux, mais vital !

Et puis, la Gwen vous embrasse et vous dit "à bientôt", parce que ce weekend c'est WEEKEND EN AMOUREUX AVEC MONSIEUR BOUT ! (mille mercis aux potes qui gardent les enfants)
youpitagada.

dimanche 29 avril 2018

Le problème avec Flylady

Flylady a déménagé avec nous : 
  • elle m'a aidée à faire mes 170 cartons (plus jamais!), à coup de 15 minutes de minuteur. 
  • Elle m'a aidée à les défaire, de la même manière. 
  • Elle m'a aidée à m'approprier ma nouvelle maison, puisque l'incitation à faire le ménage de manière imparfaite et incomplète est justement très adaptée à ladite maison et sa répartition sur 3 étages : oser attaquer l'une ou l'autre tâche à un étage (l'aspirateur, par exemple), sans me sentir obligée de terminer tout l'étage voire de faire tous les étages. 
  • Elle m'a aidée à entretenir un semblant d'ordre dans la maison, puisque j'ai continué à faire mon lit
  • Elle m'a aidée à ce que cette maison reste dans un état suffisamment correct pour que ce soit acceptable pour nos colocataires successives, notamment grâce au recours au fameux Swish & Swipe, inestimable quand on partage ses WC avec d'autres personnes. 
  • Elle m'a même aidée, récemment, à affronter la montagne de papiers administratifs pas gérés, encore moins classés, depuis notre arrivée (minuteur et 15 minutes, encore. Parfois même, je ne plaçais le minuteur que sur 5 minutes, tellement c'était désagréable. Peu importe : par tranches de 5 ou de 15 minutes, le tas de papiers administratifs a succombé)

Mais tout de même, au fur et à mesure que mes journées se remplissent : sorties diverses, redémarrage des créneaux d'école-à-la-maison, création de ma micro-entreprise, animation de mes premiers ateliers Faber et Mazlish, et divers autres projets prenants : l'entretien de ma maison glisse peu à peu au bas de ma liste de priorités. Surtout si l'on prend en compte que nous sommes en ce moment dans un intermède-sans-colocataire-babysitter: la prochaine arrive dans 3 semaines et demie, d'ici là, la Gwen a beaucoup moins de temps libre. 

Et donc Flylady a pris du plomb dans l'aile.
  • Il y a du bazar un peu partout
  • Les intervalles entre les moments ménage s'allongent
  • De plus en plus souvent, ces dernières semaines, faute d'inspiration au moment des repas, et faute, bien évidemment, d'avoir planifié mes menus, j'ai décrété: "pâtes" (mais sur ce point, hihihi, je parle déjà au passé car depuis je me suis aussi lancée dans une nouvelle aventure shoppingo-culinaire dont je viendrai trèèèès bientôt vous parler histoire de vous contaminer)
  • et des objets disparaissent mystérieusement. Le dernier en date, pas des moindres : mon portefeuille. Si si. Porté disparu depuis notre retour de Strasbourg, sans que je sois en mesure de me prononcer sur le moment de sa disparition : pendant le voyage, ou depuis ? J'ai regardé dans pas mal d'endroits logiques, mais je dois m'avouer une chose : au stade où j'en suis, il n'est pas exclu qu'il se terre dans un endroit illogique. La maison n'en manque pas.

Bref, pour espérer remettre la main dessus, et avant de refaire tous mes papiers, la carte grise de la voiture, etc, me voici obligée de prendre le taureau par les cornes : ranger de fond en comble la maison. Or une chose est sûre : je ne sais pas faire ça toute seule, j'ai besoin d'aide. Flylady ou pas Flylady, je demeure une incorrigible bordélique. 
La seule différence, c'est qu'avec Flylady, mon bordélisme est sous contrôle, et ma vie n'en est pas empoisonnée.

Donc je m'y remets.
Difficilement. 

L'occasion pour moi d'approfondir encore, par l'expérience, ma compréhension du système Flylady, et des raisons de son fonctionnement ou de son non-fonctionnement
  • Ce fichu binôme diabolique : bordélisme et perfectionnisme vont de pair. Qu'il m'a été difficile de nettoyer mon évier jeudi soir ! Car à proximité de mon évier, il y a ma plaque de cuisson. Bien crade, comme seule sait l'être une plaque de cuisson au gaz. Nettoyer mon évier sans nettoyer ma plaque ? Mon perfectionnisme s'y refusait ! Nettoyer ma plaque ? Mon bordélisme en était déjà traumatisé par avance. Comme toujours, le perfectionnisme fait le lit du bordélisme, et Flylady ne peut agir qu'en commençant par envoyer paître nos prétentions à la perfection
  • Le besoin d'y aller mollo : ranger de fond en comble ma maison dans l'espoir (peut-être vain) de retrouver ce fichu portefeuille ? Perspective terrifiante. M'attaquer, peu à peu, au bazar, par tranches minuscules et progressives ? Un peu plus facile à avaler.
  • Le besoin d'être guidée : envie de liberté, machin. Mais je refais le constat que mon envie de liberté et de temps libre est beaucoup mieux nourrie si j'abdique une dose de liberté pour suivre un système, que si je prétends voleter librement mais me heurte les ailes au bazar environnant (admirez la métaphore)
  • Le besoin d'être accompagnée : cette fois-ci, c'est en binôme avec une copine-de-la-vraie-vie que je me relance dans les Babysteps. Pouvoir lui envoyer une photo de mon évier brillant tous les soirs, ou toute autre preuve de mon avancée, constitue une béquille motivationnelle dont je ne saurais me passer. Recevoir la photo équivalente de sa part fait office de coup de pied au postérieur bien employé.
Car tout me pousse à ne pas faire Flylady.
Car c'est quand j'ai le moins envie de faire Flylady, que j'en ai le plus besoin.

Je sais tout ça. Je le sais ! Mais je l'oublie tellement volontiers.

Alors je reprends à zéro, je regravis péniblement chaque marche, je refais le même chemin psychologique, et je me dis que, décidément: 

le problème avec Flylady, 
ce sont les raisons même qui font que j'en ai besoin.

Evier matin du J1


Evier soir du J1
J3 (ai-je précisé qu'entretemps ma plaque est propre ? Comme c'est étrange)
Evier soir du J2


dimanche 22 avril 2018

Gestion des émotions et des conflits : Bastien et les Blipoux, le Faber et Mazlish pour les enfants !

Transmettre à nos enfants des compétences en gestion de leurs émotions et gestion des conflits, représente un sacré travail.
Surtout quand, comme moi, comme de nombreux parents, on est en fait soi-même en train de s'approprier ces mêmes compétences.

En tant que parent, on peut compter sur des livres très bien fichus, et éventuellement aussi, des ateliers de parents. Nos enfants peuvent compter sur nous (plus ou moins, selon les moments...). Mais on est également bien contents de pouvoir s'appuyer sur des lectures adaptées à leur âge. Heureusement, c'est un domaine dans lequel il commence à exister de bonnes références !

En voici une, découverte lors de ma formation d'animatrice Faber et Mazlish.

Bastien et les Blipoux


Ce n'est pas pour rien que je l'ai découvert à ce moment-là : il a été écrit par les mêmes auteures que mes très chers livres de chevet "Parler pour que les enfants écoutent...", "Parents Épanouis, ,Enfants Épanouis", et les autres livres de la série. Et précisément, dans le but d'aider nos enfants à s'approprier des manières constructives de gérer leurs émotions et les conflits qui émaillent leur quotidien.
Ici, nous suivons une journée de la vie de Bastien, un petit garçon dont la journée précédente a été parsemée de conflits désagréables à vivre : avec sa mère, avec son père et sa sœur, avec son meilleur ami. Dans la nuit, deux petits êtres bizarres arrivent pour l'aider: ces fameux Blipoux. Bastien, en retrouvant chacun de ses "opposants" de la veille, bénéficie des conseils du duo (deux avis souvent opposés) pour les résoudre.


  • Ce bouquin a énormément plu à mes enfants, je crois que j'ai bien du le lire au moins 2 ou 3 fois par jour lors de sa première semaine chez nous (il y a bientôt 3 mois) et il est régulièrement demandé depuis. Il peut convenir à des enfants dès l'âge de 3 ou 4 ans, et jusqu'à 10 ans sans souci. (E., du haut de ses pas encore 3 ans, est au taquet, mais elle est stimulée par la présence de son grand frère.)
  • L'histoire est mignonne, elle "se tient", les dessins sont tout à fait corrects bien que pas exceptionnels non plus.
  • Il est long : 68 pages. 
    • Cela permet de bien approfondir la thématique, sans raccourcis ni approximations : on voit clairement les mots et attitudes qui aident, ceux qui n'aident pas. 
    • De ce fait, je l'ai lu une première fois en entier (utile, pour permettre à chacun des conflits évoqués au chapitre 1, de trouver sa conclusion dans les chapitres suivants), mais ensuite j'ai toujours annoncé la couleur : "on lit 1 (ou 2) chapitres, les enfants!" Sinon, c'est vraiment looooong. (Mais si vous avez un trajet en train à meubler, ça peut jouer pour vous !). Du coup, c'est marrant, on voit bien aussi ce qui turlupine les enfants : F. me demande trèèèès souvent le chapitre dans lequel Bastien s'oppose à son petit copain. E., davantage celui où notre héros se dispute avec sa petite sœur...
  • On y retrouve deux grandes thématiques : 
    • les manières d'exprimer ses sentiments, notamment négatifs (ou en tous cas sources de conflits) : "Je suis fâché, je n'aime pas quand tu...", par exemple, et de formuler des demandes  : "j'aimerais", 
    • la dynamique de résolution de problèmes / recherche de solutions qui conviennent aux deux parties.
  • Il est fin : Groge, le premier Blipoux, pousse plutôt au conflit, Mori, l'autre, à la recherche de compromis, mais sans que l'on puisse étiqueter le Méchant / le Gentil. Ce n'est donc ni tout noir, ni tout blanc, il n'y a rien qui soit méchant ou gentil, mais des choses plus ou moins utiles : Groge s'entend ainsi donner raison quand il s'oppose à son confrère qui recommande de dire les choses "gentiment" : "mais il ne se sent pas gentil !". L'avantage d'avoir ces deux voix est que cela permet en outre des jeux de rôle, soit pendant un conflit (si pas trop chaud), soit en débriefing de conflit (pour analyser et en tirer des leçons plus tard) : 
"que dirais Groge sur ce coup-là tu crois ?" (là l'enfant peut se lâcher, ça lui fait du bien!), 
puis "et Mori ?
"Bon, et toi, que penserais-tu le plus utile ?"
  • Comme toujours, la traduction est canadienne, on retrouve donc quelques particularismes mignons, que, pour ma part, je corrige souvent au fil de la lecture.
  • Le niveau de langage du livre est plutôt bon, je regrette en revanche l'usage assez fréquent du "on" en lieu et place du "nous".


Deux remarques en complément :
  1. Ce livre se prête aussi particulièrement bien à des lectures collectives (bibliothèque, classe, etc). Dans le cas d'une classe, j'encouragerais vivement à procéder dès le départ par épisode. 5 chapitres, cela peut par exemple s'étaler sur une semaine de classe pour approfondir !
  2. Devant le succès du premier, Faber et Mazlish ont récidivé et sorti "Bastien et les Blipoux à l'école" : Bastien déménage et éprouve des difficultés à s'insérer dans sa nouvelle école, alors les Blipoux débarquent de nouveau pour lui filer un petit coup de main.

En conclusion, je soulignerai que ce livre est à la fois une chouette manière d'inciter nos enfants à coopérer avec nos nouveaux outils Faber et Mazlish... mais que c'est également un excellent moyen pour présenter l'approche à des parents qui ne la connaissent pas : les histoires racontées dissipent par exemple très bien la peur de "l'enfant roi", qui agit comme répulsif et dissuade de nombreux parents de creuser un peu plus. Là, on voit très bien que la maman, par exemple, respecte ses propres limites. Du coup, l'intérêt de ce mode de résolution du conflit parle également aux parents, il montre la possibilité d'une éducation respectueuse de l'enfant et du parent, et donne envie de rentrer dans cette logique-là. 
(Bref, je dis ça, je dis rien, mais si vous avez un cadeau à faire à un enfant de votre entourage... ou un cadeau de naissance et vous souhaiteriez aussi un petit quelque chose pour l'aîné...)

jeudi 19 avril 2018

(re)voir Strasbourg... et sourire

Le blog est terriblement délaissé ces temps-ci, les raisons en sont multiples, qu'elles soient liées au boulot généré par ma reprise pro, à celui lié à la reprise de l'IEF, à quelques rebondissements dans la vie pro de Monsieur Bout (soupir), mais aussi : à quelques jours de vacances !

Nous voilà de retour de quelques jours merveilleux à Strasbourg, jours "assez" occupés, puisque pêle-mêle
  • une nuit chez des amis. Courte la nuit, longues les discussions.
  • une matinée passée au Paradis des Enfants, sublime aire de jeux d'extérieur (avec au moins 7 toboggans différents, tous les types de balançoires qui existent, et le reste à l'avenant), combinée d'une rencontre d'une copine rencontrée sur un groupe Facebook, pour lui causer couches lavables en prévision de l'arrivée de son deuxième petit bout
  • déjeuner dans notre buffet japonais à volonté préféré, à côté de l'IKEA de Strasbourg. A volonté... Quand on pense qu'ils ne font pas payer la Bébounette vu son âge. Huhuhu.
  • des temps plus calmes dans un charmant petit appartement, loué par le biais de connaissances, à 10 numéros de notre ancien immeuble. L'arrivée y fut un très, très beau moment : j'avais fait de mon mieux pour que nous soyons logés dans notre ancien quartier et l'émotion manifestée par F. en retrouvant ses repères m'a confirmé l'intérêt de procéder ainsi. Il était vraiment tout chose :
- Oh, là, c'est... et là... !
- Je suis vraiment content ! Mais ça me fait vraiment bizarre.

et même cette très belle question :
- Est-ce que les souvenirs, ça s'efface ? On peut les garder toujours ?

  • une courte intervention auprès d'une colocation solidaire à destination de jeunes mamans en difficultés : 1h de discussion sur "les émotions du bébé et du jeune enfant".
  • une sortie au parc avec la famille de la filleule de Monsieur Bout
  • des retrouvailles avec une ancienne baby-sitter, pour qu'elle prenne en charge l'une ou l'autre soirée
  • un dîner au resto (la Cloche à fromage, fondue à volonté, je ne vous dis pas combien j'en ai demandé) avec les parents de la filleule de Monsieur
  • des ballades main dans la main de Monsieur Bout, à travers les rues de Strasbourg, dans la nuit tiède


  • une journée entière au Vaisseau, avec ma copine IEF L. et ses deux enfants. Retrouvailles des enfants entre eux, on ne les a plus vus sauf pour le pique-nique. Des heures de papote avec la copine L.
  • une razzia côté allemand: 4 sacs (dont deux Ikea) pleins de courses
C'est pas ma faute y avait une promo !
  • pause IEF, certes, mais des instants de lecture avec F. : j'avais ça dans mes valises ! 
 
  • des premiers "pas" de E. sur son nouveau vélo "de grande", cadeau de ses bientôt 3 ans, acheté à l'avance et d'occaz juste avant notre départ, pour profiter des allées plates de Strasbourg avant de se confronter aux pentes de notre nouveau chez-nous
  • une grande ballade à l'Orangerie, plus grand parc de Strasbourg, avec soleil, pique-nique, aire de jeux, glaces, cigognes (évidemment!), et même l'éternel petit circuit de voitures

  • un thé chez une ancienne voisine (non, pas celle-là)
  • 2h de discut sur un banc du parc avec une copine (impression curieuse de retrouver nos vieilles habitudes "Je suis installée sur un banc à tel endroit. - Je descends")
  • dîner de filles improvisé avec une copine de boulot
  • une messe dans notre ancienne paroisse (presque à l'heure !)
  • un pique-nique dans les vignes avec des potes, leurs enfants, du Crémant (et des coups de soleil)
  • un apéritif avec d'autres potes
  • un dîner en amoureux

Nan, ça va, nous ne nous sommes pas tellement ennuyés.

Bref, quelques jours merveilleux, avec un sentiment mitigé : vraiment, nous avons été très heureux à Strasbourg. Nous le sommes aussi dans notre nouveau chez-nous, mais de manière toute différente, et il n'est pas toujours facile d'admettre qu'on ne peut tout avoir.
Surtout quand les récents rebondissements de la vie pro de Monsieur Bout, certes totalement imprévisibles à l'époque, jettent une tout autre lumière sur la question du "était ce une bonne idée de déménager"... (re-soupir)
Heureusement que nous ne sommes pas revenus plus tôt ! il y a deux mois encore, quand les impacts positifs de notre déménagement (notamment sur mes perspectives à moi) étaient encore très peu évidents, cela aurait été autrement difficile à vivre.

(re)voir Strasbourg et... avoir hâte de re-re-revenir !



lundi 9 avril 2018

5 avantages de l'IEF (école à la maison) pour avoir une vie pro

WHAT ? Tu lis ça Germaine ?! Y a quelqu'un qui a fumé ! Comment être en IEF pourrait-il présenter des avantages pour mener une vie pro ??


Effectivement, si on se balade sur les groupes IEF, une question qui revient régulièrement de la part des parents (souvent, mamans), se posant la question d'instruire leurs enfants eux-mêmes, c'est le degré de compatibilité entre la disponibilité exigée par ce projet, et le fait de maintenir une activité pro (que ce soit parce que celle-ci nous plaît et contribue à notre épanouissement, ce qui est important, ou par nécessité financière, ce qui ne l'est pas moins...). D'entrée, cela semble être un défi pas évident à relever.
Et effectivement, j'ai déjà concilié une première fois les deux, et c'était assez sportif, avec un bilan assez mitigé qui m'avait laissé des doutes sur ma capacité / mon envie de rééditer l'expérience.

Cependant, ma reprise pro actuelle se fait sur de toutes nouvelles bases. Et je constate que le fait d'être en IEF complique certes certains aspects au niveau pro, mais présente aussi un certain nombre d'avantages. Je viens donc les partager avec vous, car il est bon de les avoir en tête pour orienter les choix / donner des idées en termes d'organisation.

Voici ceux que j'ai repérés :

1. la capacité à se rendre disponible à des horaires atypiques : par exemple, travailler le soir. 

  • Pour une maman qui scolarise ses enfants, travailler le soir suppose de ne pas voir ses enfants de la journée : la journée ils sont à l'école, et une fois qu'ils rentrent, on doit assez rapidement se mettre au travail, ça peut très frustrant! (et compliqué à gérer quand on pense à la course du soir entre devoirs bains dîner etc) 
  • En IEF, on a toute la journée pour profiter d'eux / les éduquer. Du coup, c'est plus facile de déléguer les dernières heures de la journée et de travailler le cœur tranquille. En bonus, cela permet éventuellement de s'épargner (ou de diminuer) le nombre d'heures de garde nécessaires car selon l'heure à laquelle on commence, le conjoint, si il a des horaires plus classiques, peut être déjà rentré, et on lui passe tout simplement le relais
En ce qui me concerne, j'ai réalisé que
  • l'IEF me permettait ainsi d'envisager sans aucun souci de me rendre disponible pour mener des entretiens de recrutement en soirée (idéalement, de chez moi, par Skype), ce qui convient justement bien car c'est fréquemment une "heure de pointe" pour un recruteur : un créneau horaire durant lequel il est le plus facile de joindre les candidats. La réaction surprise de mon interlocuteur quand j'ai mentionné que cela ne me posait aucun problème m'a ouvert les yeux :  je gagne des points ainsi!
  • De la même manière, j'ai pu démarrer l'animation de mes premiers ateliers Faber et Mazlish sans aucun état d'âme, alors que c'est en soirée qu'il est le plus facile de les proposer, pour toucher les mamans qui travaillent, et permettre aux papas de s'impliquer également. Ainsi, en mai-juin, quand à la session que je viens de lancer s'ajoutera une session supplémentaire, j'aurai jusqu'à 2 soirées par semaine de prises, mais cela ne me pose aucun souci. 
Pareillement, cela peut aussi faciliter, j'imagine, une activité dans la restauration, et bien d'autres secteurs proposant des horaires de travail à rebours du rythme scolaire.

2. une souplesse analogue au niveau de la semaine ou de l'année

  • ainsi, on peut plus facilement proposer de travailler le weekend ou le mercredi, puisqu'on a la liberté de positionner le temps passé avec les enfants (instruction et temps libre) sur les autres jours de la semaine. (le travail de weekend posera en revanche le souci du temps en couple / famille, et de la vie sociale avec son entourage, des points à creuser par ailleurs). 
Travailler le mercredi peut même être très intéressant pour un parent IEF : il peut en profiter pour faire bénéficier ses enfants d'un maximum des activités extra scolaires proposées ce jour-là. Restera éventuellement à trouver quelqu'un pour assurer les trajets, mais les exigences sont différentes : il ne s'agit pas de confier des enfants une journée entière. La possibilité d'un centre de loisirs existe également, elle présente en plus l'avantage d'être généralement peu coûteuse.
Je le constate chez moi: le mercredi constitue effectivement un des jours que je me vois le mieux proposer à des clients pour des prestations, car F. passe de toute manière cette journée au sein de l'école Montessori du coin, qui y propose une série d'activités extra-scolaires dans un environnement de qualité.
Du coup, on peut même imaginer, dans certains secteurs très féminisés, qu'une personne souhaitant travailler à temps très partiel puisse justement intéresser un employeur en lui proposant précisément de venir "boucher les trous" laissés dans le planning des équipes par des mamans prenant leur mercredi

  • Même chose concernant le rythme annuel / les vacances : l'IEF peut faciliter un rythme de travail très saisonnier. On passe l'année avec les enfants, on peut plus facilement accepter de moins les voir pendant quelques semaines, l'été par exemple. 
Là encore, on peut en profiter pour leur faire vivre des expériences différentes (temps chez les cousins, avec les grands-parents, camps de vacances, etc). Et si il s'agit plutôt d'aller jouer les moniteurs de ski pendant deux mois, rien n'empêche de planifier son année scolaire autour d'une pause de 2 mois en plein hiver.
Et encore une fois, même pour un travail plus classique, la capacité à se rendre disponible à contre-courant des rythmes habituels offre l'opportunité de séduire en se présentant comme une alternative idéale pour renflouer des effectifs clairsemés par les vacances scolaires.

3. Une plus grande fiabilité : 

L'organisation familiale n'est pas forcément perturbée par des grèves ou des absences professorales privant subitement la famille du mode garde habituel. Même les maladies des enfants peuvent ne plus représenter un problème qui serait source d'absences au boulot, si les enfants sont gardés au domicile parental pendant les absences du parent.

4. Un choix plus grand dans le mode de garde : 

Le parent IEF ayant des besoins différents de la masse, il peut sortir du lot et attirer éventuellement des personnes différentes / de meilleure qualité pour venir garder sa progéniture pendant qu'il bosse.
J'en avais bénéficié lorsque je cherchais une nounou à domicile sur Strasbourg, je l'ai de nouveau vécu depuis notre déménagement : quand tout le monde cherche quelqu'un sur l'horaire des sorties d'école, proposer des horaires différents nous distingue.
  • C'est ainsi qu'à Strasbourg, ma capacité à proposer deux journées complètes m'avait permis de récupérer une des meilleures nounous de l'agence O2 du coin. 
  • Ici, cela m'a permis d'attirer la maman autrichienne qui garde les enfants une fois par semaine : ayant elle-même des enfants scolarisés, elle est ravie de pouvoir travailler sur les heures auxquelles ses enfants sont de toute manière absents, et d'être ensuite libre d'aller les récupérer à la sortie de l'école. 
  • Et j'en ai encore eu une preuve cette semaine : suite à un commentaire laissé sur mon récent article sur notre organisation "échange chambre contre babysitting", je suis allée fouiner du côté des "grands-mères au pair", et banco ! Nous allons fonctionner ainsi dorénavant. Or la mamie autrichienne que nous accueillerons donc à partir de fin mai me l'a dit clairement : mon profil IEF lui a plu car cela signifie qu'elle ne se retrouve pas catapultée dans un rôle de chauffeur/adjudant-chef, à devoir se dépêcher le matin, et presser des enfants pour les amener à temps à l'école, ce qui est souvent une des missions dévolues par les familles à leur mamie-au-pair. Ces mamies au pair ont déjà suffisamment d'expérience et de recul pour apprécier la possibilité, offerte par notre organisation atypique, de profiter tranquillement des enfants en respectant leur rythme. Là encore, c'est un avantage que je n'avais pas du tout identifié avant que ladite mamie-au-pair ne le mentionne : 
    • là où moi je voyais une charge supplémentaire 
"oui ça veut dire que le jour de la semaine où je travaille, tu les gères de A à Z toute la journée", 
    • elle y voit un stress en moins 
"chouette on peut prendre le temps sans courir partout, c'est plus gratifiant"

Donc, ça, ce sont des aspects pratiques. Ceux que je perçois pour le moment. Peut-être viendrai-je enrichir ce billet après quelques mois d'expérience ? Si vous-mêmes avez remarqué certains points, n'hésitez pas.

Je complète ce billet d'une rapide énumération d'autres avantages de l'IEF

5. ces compétences que l'IEF nous permet de développer et qu'il peut être bon de mettre en valeur lors d'un entretien avec un employeur potentiel qui, bien évidemment, ne réalise pas forcément ce qu'implique le fait d'instruire ses enfants soi-même.
Dans les points à vendre (nombreux) citons ainsi (de manière totalement non exhaustive)
  • L'habitude de gérer des tracas administratifs: déclarations, et inspections en tout genre
  • La capacité à aller chercher l'information et s'approprier par soi-même des machins pas du tout maîtrisés : un côté autodidacte très prononcé. Le parent IEF se sera paluché les directives indigestes de l'EN, aura affronté sa peur bleue de la géométrie, et aura du se confronter à son ennemie jurée, la grammaire, jusqu'à être capable de l'expliquer à sa progéniture. Avec lui, on a quelqu'un qui a priori sait sortir des itinéraires balisés et ne va pas nous répondre
 "ah ben je savais pas faire alors j'ai pas fait..."
  • La débrouillardise et l'organisation en général: peu de familles IEF vivotent en vase clos à ne rien faire. Au contraire, l'IEF oblige à se prendre en main pour se créer son propre rythme, organiser des sorties, susciter des rencontres. Cela ne va pas sans une bonne dose de dynamisme et de volonté d'entreprendre.

Ah Germaine, j'avais pas vu les choses comme ça. Maintenant que j'y pense, ça me donne des idées. On a ptet des choses à proposer à Roger, non ?