PetitBou(t)ParPetitBou(t) on a dit !

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jeudi 21 septembre 2017

Roue de la colère : un outil que je vous recommande!

Parmi les outils dont j'avais déjà entendu parler et sur lesquels je louchais depuis un bout de temps sans être passée à l'action, figurait la roue de la colère.
Et puis, fin juillet, le feuilletage d'un des bouquins de Jane Nelsen en anglais, importé pour moi des USA par Coralie, me l'ayant remis en mémoire, hop, sur un coup de tête, je me suis enfin lancée.
Un petit retour sur cet outil que je vous conseille!

La roue de la colère, un outil pour aider l'enfant à exprimer sa colère de manière acceptable
Il s'agit d'un 
  • disque de papier / carton (moi j'ai pris une bête feuille de papier et je l'ai plastifiée après y avoir inscrit le nécessaire) 
  • partagé en différents secteurs, chacun proposant une manière dont l'enfant peut choisir d'exprimer sa colère et/ou d'en prendre le contrôle / se sentir mieux.
  • une petite aiguille au milieu (fixée par une attache parisienne) pour pointer la solution retenue, et hop le tour est joué: c'est donc simplissime, la preuve en étant que j'en suis venue à bout sans problème, ce qui au vu de mes talents manuels, veut dire beaucoup (ce n'est pas toujours si simple, vous m'avez vue à l’œuvre avec mes boîtes à sons et mes lettres rugueuses - on ne rit pas, au fond! )
Vous en trouverez des modèles en tapant les mots clés sur votre moteur de recherche préféré.
Le principe d'utilisation est simple:  en cas de colère de l'enfant, on peut lui proposer d'y avoir recours, avec des phrases du genre : 
"oh, je vois que tu es en colère, tiens, voici ta roue de la colère, comment souhaites-tu faire pour l'exprimer / qu'est-ce-qui t'aiderait à aller mieux"
Chaque utilisation de cette fameuse roue de la colère permet donc d'ancrer davantage dans la tête et le cœur de notre enfant, que sa colère est une émotion acceptable, ainsi que les manières dont il peut s'y prendre pour l'exprimer.

La confection de ladite roue, une étape capitale
En effet, même si la roue devait ne pas être beaucoup utilisée après cela, pour moult raisons, rien que sa fabrication peut déjà apporter beaucoup.
En effet, celle-ci offre l'occasion d'une bonne discussion sur le thème de la colère. Des messages forts passent: oui elle est acceptable, il y a des moyens OK, d'autres pas OK, et c'est l'occasion pour l'enfant de mener une véritable réflexion sur le sujet.
Mon conseil serait donc d'aller, certes, s'inspirer de ce qu'on trouve sur Internet, mais surtout surtout d'éviter d'avoir directement recours à une très jolie roue trouvée sur l'un ou l'autre site / blog.

Ainsi la nôtre est-elle vraiment roots :  une feuille de bloc-notes, et F. a juste accepté de colorier l'aiguille. 
Roue de la colère tout ce qu'il y a de plus brut de décoffrage!

Me détacher ainsi de l'aspect esthétique est ce qui m'a permis de me lancer, au lieu de remettre toujours à demain le moment de faire quelque chose de parfait (ça vous dit quelque chose?)
Et la conversation autour de ce machin un peu moche valait le déplacement!

Par ailleurs, notre expérience m'amène à dispenser quelques doctes conseils
  • L'attache parisienne, une alliée de choix
celle-ci a beaucoup contribué à la sexytude du projet : F.est à un stade où faire tourner des aiguilles plait beaucoup... Donc c'est le moment d'investir ;-)

  • Favoriser l'implication émotionnelle / intellectuelle de l'enfant :  
pour nourrir le débat, j'ai fait des suggestions (inspirées d'Internet) en mode
"Hum, et ça tu crois que ça pourrait t'aider à te sentir mieux?"
Ou
"Parfois y a des gens que ça ça aide à se sentir mieux, tu crois que toi aussi ça pourrait t'aider?"

  • Un peu plus de préparation que moi ne peut pas nuire.
En ce qui me concerne, j'y songeais depuis quelques temps de manière redoublée mais j'ai décidé ça d'un coup, et me suis lancée immédiatement, en prenant tout juste le temps d'aller zieuter des exemples sur l'iPhone. 
De ce fait, je n'avais pas toutes les possibilités intéressantes en tête, j'ai ainsi oublié de suggérer la possibilité: "dire 'je suis en colère' "... qui serait pourtant la base! 
Il peut donc être judicieux de se griffonner une antisèche pour alimenter la conversation...

  • Inclure des dessins
Ceux-ci sont très utiles pour un enfant de l'âge de F, non lecteur.
Ils permettent en plus de renforcer l'implication de l'enfant dans la fabrication et donc le processus: chez nous, même si F. n'a pas souhaité les colorier (zut!), l'exercice de mes talents artistiques (arf arf) a été le prétexte à aller solliciter son avis :
"hum ça va si je représente ça comme ça?" 
"Je rajoute une goutte d'eau?"


Un outil dont l'utilisation se fait sur plusieurs niveaux
Signe que la préparation avait semé quelque chose, déjà, dans les temps qui ont suivi la confection de la roue, F l'a mentionnée plusieurs fois. Notamment une fois où c'était moi qui n'était pas loin de me mettre en colère...

Sa première colère avec: je suis allée chercher la roue, et j'ai bien apprécié ce système très riche de par la diversité des propositions (et sexy, rappelons-le, car tourner l'aiguille sous l’œil de F. a déjà constitué une toute petite diversion favorable à la rupture du cercle vicieux de la colère). 
En effet, si F.  a rejeté les premières propositions (formulées ainsi "alors comme idée y a...", " on pourrait aussi..."),  finalement le combiné "câlin" + "Mimi" a fini par retenir son attention.

Une sensibilisation de l'enfant à ses émotions... et à celles des autres
Cet aspect a été inopinément mis en lumière par un "drame" pendant les vacances, causé par une bêtise de F. qui a mis sa grand-mère en colère. 
Temps de réflexion ensemble pour voir comment se comporter envers grand-mère, mais F.ne se montrait pas très enclin, au départ, à rentrer dans une démarche de réparation... 
Et puis c'est lui qui a proposé de sortir la roue (qu'il avait insisté pour emporter). Sa première suggestion fut qu'elle "roule une balle sous son pied", je réorientai en disant que là il nous fallait trouver des choses que nous pouvions faire POUR elle afin de l'aider à se sentir mieux. "Apporter un verre d'eau" fut alors la suggestion de F. Cela a constitué un premier pas important vers la démarche de réparation, un rameau d'olivier symbolique. 
Certes, ce n'était pas parfait mais j'ai été très reconnaissante à cette fameuse roue d'avoir ainsi contribué à faire évoluer la réflexion de F. vers un pardon et un câlin.

Depuis, il y a eu
  • des moments où nous y avons eu recours et cela a permis une sortie de crise constructive
  • des moments où le recours à la roue a été catégoriquement rejeté "Non je veux pas !", 
  • des moments où ce rejet a persisté et des moments où quelques phrases supplémentaires ou la manipulation de la roue par moi, sous son nez, en sont venues à bout.

Donc non, il ne s'agit pas de l'outil ultime qui viendra miraculeusement calmer toutes les colères de votre gamin... (surtout si on en dans cette catégorie-là de colère... quoique, ça vaut le coup d'essayer!) Mais bel et bien d'un outil dont la confection et l'utilisation répétée contribue, peu à peu, à développer de nouvelles compétences chez lui.

Le résultat n'est pas toujours visible, loin d'être toujours immédiat, mais tout un travail caché se fait!
Avoir mis le sujet sur le tapis ainsi, le fait aussi de le mettre à distance à travers cet objet, permet bel et bien à F. de se l'approprier peu à peu... Je l'ai bien vu quand tout récemment, alors qu'il jouait avec les cartons de déménagement encombrant embellissant actuellement notre logement, il m'a sorti tout à trac "Ah et quand on est en colère on peut aussi déchirer du carton, ça on l'a pas mis sur la roue mais on peut quand mème".
VOUI, mon fils!
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mardi 19 septembre 2017

Une chouette sortie et... des tas de regrets

Gérer de front déménagement et enfants, le tout avec une météo qui a clairement décidé que l'été, c'est fini.
Pas évident !

Je me fais aider, d'abord. 
A défaut de nounou, j'ai l'une de nos baby-sitters, dont les cours de fac reprennent tout doucement, qui vient plusieurs matinées par semaine me sortir les enfants au parc pendant que je cartonne.

Pour le reste, j'alterne moments à la maison, où j'essaie de cartonner avec les enfants dans les pattes (mais F. devient fichtrement bon en maniage de gros rouleau de scotch), et moments dehors pour leur permettre de se défouler.

Lesdits moments dehors sont rendus plus compliqués quand il pleut vraiment à verse, et là-dessus le mois de septembre nous gâte... aussi ai-je eu recours à plusieurs alternatives
  • mon Vaisseau chéri, que je vais quitter en pleurant très fort. 
Mais je pleure d'autant plus fort que ledit Vaisseau ferme ses portes 3 semaines chaque mois de septembre, pour travaux et rafraichissement. L'an dernier il faisait beau, j'étais en mode tranquille, ça ne m'avait pas dérangée. Cette année, je me sens orpheline ! 
Durant le mois d'août et les tout premiers jours de septembre, j'y ai emmené les enfants aussi souvent que possible pour y passer nos fins de journées, mais ces derniers jours "ah, si le vaisseau était ouvert" constitue un refrain fréquemment entonné...

alors un peu d'inventivité:

  • la bibliothèque ? 
Mauvaise pioche, l'espace enfants de la nôtre n'est... pas très adapté aux enfants/ à leur besoin de mouvement, aussi bien dans la disposition de l'espace que dans la disposition des personnes qui la gèrent...

  • En revanche: Ikea
J'ai la chance d'avoir l'Ikea de Strasbourg à 5 minutes en voiture de la maison.  
Et franchement, un Ikea en fin de journée en semaine, c'est ZE terrain de jeux idéal pour les enfants.  Ils peuvent courir, grimper, s'amuser avec les jouets et meubles du rayon enfants, faire semblant de cuisiner dans une vraie cuisine, siéger sérieux comme des papes dans divers salons, repérer chacun des objets que nous avons à la maison et les mentionner fièrement aux autres clients, pousser des caddies, des diables, tirer sur des stores. 
Tout ce que cela me demande, c'est un peu de patience, et un poil de supervision pour m'assurer tout de même que les Blikeblük restent entiers. Merci le Suédois.

Et enfin, une découverte:

  • une aire de jeux d'intérieur.... 
Mais pas n'importe laquelle !
Monsieur Bout avait déjà commencé à chercher un truc dans le genre pour sa femme à court d'idées, mais c'est une chouette copine IEF qui m'a entrainée de l'autre côté de la frontière, au  

Kiddy Dome d'Offenburg.

J'étais assez sceptique, je vous l'avouerai: j'ai toujours fui ce genre d'équipements comme la peste, car l'image que j'ai de ce genre de trucs c'est un machin plein à craquer, au niveau sonore assourdissant, avec des enfants se bousculant dans tous les sens pendant que les parents prennent leur mal en patience, parqués dans la zone qui leur est réservée. Le tout pour finir par en extraire à grand peine des enfants surexcités. 
Et puis payer pour fournir de l'exercice aux enfants quand il n'y a qu'à aller dehors s'aérer, ça me chatouillait.
Mais là c'était ma bonne copine L. qui avait déjà testé et qui en avait été satisfaite, cela valait le coup de tester.

Moralité, je conseille vraiment cette sortie aux Alsaciens.
C'est un peu loin de Strasbourg (30 minutes sans bouchons, 45 si comme moi on y va après la sieste des enfants donc qu'on se retrouve sur la route à 16h).

  • Mais les horaires sont tops : comme ses homologues français, c'est ouvert en dehors des horaires de classe uniquement... mais comme les horaires de classe allemands sont bien plus restreints, cela donne une installation ouverte tous les jours de semaine à partir de 14h, et jusqu'à 19h (sur ce dernier point ça surpasse le Vaisseau, dont la fermeture dès 18h abrège un peu les réjouissances). L'idéal pour une famille IEF! Je peux vous dire que nous sommes restés jusqu'à 19h et que si il y avait eu moyen, nous aurions prolongé encore...
  • Est-ce du fait de ces horaires plus larges ? En tous cas, c'était non pas désert, mais en tous cas très "aéré", pas de foule, pas de bousculade, donc même E. a pu se risquer sur certaines installations un peu compliquées, sans souci :  elle a eu tout le temps de se les approprier sans que d'autres ne viennent pousser derrière.
  • Autre point très appréciable : contrairement à d'autres trucs que j'ai vus où les adultes n'ont pas accès aux installations proprement dites, mais sont parqués à côté (et priés de consommer), là les installations sont disséminées de manière aérée sur 3000m², et on est libre d'y circuler... et d'en profiter avec les enfants. J'ai donc pu rester assise à proximité d'E. à discuter avec ma copine, mais aussi faire certains toboggans avec F. et ou E.: moments bien drôles (eh, ça faisait un bout de temps que je ne m'étais pas vautrée dans une piscine à balles!), et qui m'ont aussi permis de rassurer l'un ou l'autre quand il était intimidé par la première descente.
  • Il y a des tas d'installations différentes, des choses pour les plus grands, des choses pour les enfants de l'âge d'E., et même un petit univers pour les vraiment minus.

Du coup cela m'a permis de reconsidérer ma position: certes ce n'est pas "ludico-éducatif" comme ce fichu Vaisseau, donc j'ai moins directement bonne conscience mais... fondamentalement, quelle richesse en terme de motricité! Et à l'âge de mes enfants, est-ce que ça ne compte pas au moins autant?
Motricité, dans une ambiance plutôt calme, le tout combiné avec une atmosphère plutôt favorable à la détente du parent ce qui constitue un plus non négligeable.
E. et F. ont adoré, j'ai beaucoup aimé les voir se concentrer pour surmonter les difficultés auxquelles ils étaient confrontés, de la même manière que j'ai trouvé chouette la manière dont F. a géré sa peur pour se jeter du haut du volcan. Et ils en sont ressortis fatigués d'une saine fatigue, celle qui vient d'un bon gros exercice physique.













A noter en revanche, on ne va pas là-bas pour la gastronomie : les aliments proposés sont du plus pur style fast-food, donc il vaut mieux avoir nourri les enfants avant.
A noter également, c'est idéal par temps de pluie en semaine, mais 
  • je pense que c'est bondé le weekend (et bien évidemment, il vaut mieux se renseigner avant pour éviter d'y aller pendant les vacances scolaires allemandes), 
  • et des commentaires que j'ai pu lire, c'est un four en été.

Autant vous dire que j'en suis partie en pleurant : à la rage de découvrir ce machin juste avant notre départ (franchement, j'y serais bien retournée avec Monsieur Bout, je crois que nous aurions bien rigolé tous les 4) se mêle le fait que cela symbolise un peu le deuil que j'ai à faire en ce moment: nous quittons une région
  • aux possibilités ultra riches. Strasbourg et l'Alsace offrent vraiment beaucoup de choses à voir, faire...
  • aux possibilités pour beaucoup non encore explorées: ce n'est pas faute d'avoir été plutôt actifs, mais en deux ans et demie... nous qui nous projetions volontiers sur 10 ou 15 ans ici, l'aventure alsacienne tourne court et c'est difficile à avaler
  • transfrontalière, avec tous les avantages que cela comporte: au vu de notre sensibilité germanisante, nous étions ravis d'arriver dans la région. Parler allemand, profiter du patrimoine culturel allemand, aller faire ses courses en Allemagne... et pour le coup, tirer profit de rythmes scolaires différents et convenant bien à notre rythme de famille IEF! Parce que voyez-vous, quelque chose me dit que dans les Yvelines, ce genre d'équipements sera rarement vide...
  • avec plein de chouettes potes, dont des qui font IEF, donc avec qui on peut se prévoir ce genre d'excursions en plein milieu de semaine.

La seule chose qui m'a consolée, c'est de constater qu'il n'existe pas de carte à l'année
On peut payer un abonnement (19€90) qui permet 30% de réduction sur l'entrée de l'enfant et de l'adulte qui l'accompagne, mais l'entrée (hors réduction) coûte quand même 8€50 pour un enfant de 1m ou plus, 4€ pour l'adulte accompagnateur ou l'enfant entre 85 et 99 cm. (héhé, E. étant petite, pour elle c'était gratos). 
Au moins je n'ai pas à me dire que "si nous n'avions pas déménagé...", cela aurait été mon 2ème QG (après le Vaisseau) pour les semaines de météo vraiment maussade, car bon, quand même, ça a un coût.

Snif quand même.
Et je pense que j'y remmènerai les enfants une des fois où nous reviendrons passer quelques jours à Strasbourg!


dimanche 17 septembre 2017

"Les lacunes dans l'éducation émotionnelle des garçons" - Petit Bout de Lawrence COHEN, Qui veut jouer avec moi? #8

Parce que décidément, la question du jeu soulève des problématiques très éloignées de la futilité, nous voici avec un sujet grave dans ce nouveau petit bout de "Qui veut jouer avec moi?"...


La citation du jour est:
"ceux qui abusent des garçons profitent de ce qu'ils manquent d'affection et de contacts tendres. [...] Les lacunes dans l'éducation émotionnelle des garçons les laissent en proie à la solitude et les exposent aux risques de manipulation et d'abus."

Issue du paragraphe suivant :

Lawrence COHEN, "Qui veut jouer avec moi ? - Jouer pour mieux communiquer avec nos enfants", p226.


Je n'ai pas pu faire autrement que vous livrer la page entière... et encore, les pages suivantes sont tout aussi intéressantes, puisque l'auteur y explique notamment comment les activités permettant de développer les compétences émotionnelles et relationnelles sont systématiquement estampillées "trucs de filles".

Bref, en ce qui me concerne, si je n'étais déjà pas spécialement motivée pour donner des jeux "genrés" à mes enfants, je trouve cette perspective d'autant plus intéressante qu'elle s'éloigne de tous ces débats idéologiques autour de cette fameuse question du genre.
Il s'agit ici de se placer sur le terrain du besoin de l'enfant, et me voici ainsi autrement consciente de l'intérêt qu'il y a à témoigner un maximum d'affection physique, et à permettre à F. de développer ses compétences émotionnelles.
  • jouer à la poupée, avec son mouton au besoin (je vois encore F. "allaiter" celui-ci, quand E. était encore au sein..)
  • câliner, câliner, et encore câliner... 
  • se bagarrer
  • et jouer autour des mots et du langage pour éviter qu'une moins bonne maîtrise de celui-ci ne devienne un handicap émotionnel

Et même si cette sorte de donnée statistique peut être vécue comme un argument-massue / exagéré, machin, je m'en fous: si besoin est, je n'hésiterai pas à l'asséner à quelqu'un qui se mêlerait de trouver à redire à ces "chochotteries".
  • Il ne s'agit pas d'affirmer que tout enfant abusé manquait d'affection : argh! D'autant que l'auteur souligne que ce dont peuvent manquer les garçons, c'est rarement d'affection en tant que telle, mais de marques plus ostentatoires et/ou d'une éducation émotionnelle
  • il ne s'agit pas de prétendre que soigner l'éducation émotionnelle de son garçon va suffire à le protéger des abus : tant de facteurs rentrent en jeu dans de tels drames! Et puis les parents n'ont qu'une influence très partielle, car c'est toute la société qui contribue (ou pas) à l'éducation émotionnelle de nos enfants.
Il s'agit davantage de prendre cela comme un indice: même si peu d'hommes auront spontanément conscience d'un manque à ce niveau, il y a peut-être bel et bien quelque chose à gratter derrière, pour lequel, à notre niveau, nous pouvons déjà apporter quelques ajustements.



Petits Bouts de Lawrence Cohen précédents: 
Mettre un terme à un jeu violent
Difficiles retrouvailles avec un enfant
Une bonne manière de jouer à la guerre (?) 
Une alternative aux câlins 
Déclarations enflammées 
Transformer une situation tendue en jeu 
Les enfants qui tentent de s'humilier les uns les autres


jeudi 14 septembre 2017

Flylady et parentalité positive: 10 points communs!

Parmi les grandes découvertes qui ont changé le cours de l'Histoire de la Gwen en tous cas, figurent en bonne place
  • la découverte de Flylady : s'organiser pour gérer sa maison, et sa vie, sans y passer ses journées ni crouler sous le bazar
  • la découverte de la parentalité positive : éduquer ses enfants d'une manière qui les respecte eux, dans ce qu'ils sont, et nous, dans ce que nous sommes, afin d'en faire des adultes à la fois responsables et bien dans leurs bottes. (Monsieur et moi-même avions fait une synthèse de nos objectifs éducatifs en la matière ici)

Et au fond, ces deux concepts fumeux ont beaucoup de points communs!

Tour d'horizon...

1. Les routines, un gage de sérénité et d'efficacité

  • L'un des piliers de la méthode Flylady, c'est l'établissement de routines.
Celles-ci permettent de diminuer l'effort de volonté nécessaire pour enfin se coller aux tâches nécessaires : le cerveau ne passe pas son temps à argumenter et contre-argumenter en faveur de telle ou telle action. Les routines rendent donc la gestion de la maison beaucoup moins douloureuse, c'est un constat que j'avais fait dès mes débuts avec Flylady, moi qui avait toujours fui la routine comme la peste.

  • En parentalité positive, on souligne l'importance de routines claires pour l'enfant: sécurisantes, celles-ci permettent également de diminuer les conflits
Quand les choses se font toujours d'une certaines manière, dans un certain ordre, l'enfant les conteste beaucoup moins. Là aussi, on retrouve le fait que l'habitude permet de diminuer l'effort de volonté nécessaire! Un point que j'ai vérifié tant de fois que je réfléchis longuement avant de déroger aux habitudes / permettre des exceptions.


2. POUR : la participation des enfants aux tâches ménagères

  • Flylady a développé plein de manières d'associer les enfants au maintien de l'ordre
Par petites touches, il s'agit de les envoyer en mission : ramasser 4 objets, ranger pendant 5 minutes, choisir 3 choses à jeter, 3 à donner... Cela les responsabilise, allège la tâche des adultes de la maison, et encourage ceux-ci à tenir bon dans leur conversion à Flylady: en effet, le découragement peut plus facilement frapper si les efforts faits sont instantanément annihilés par le passage de mini-Attilas.

  • De nombreux auteurs de parentalité positive, et contrairement à certains clichés assimilant cela à une idéologie de l'enfant-roi, soulignent l'importance de faire participer les enfants à l'entretien de leur cadre de vie
Il s'agit ainsi de
- booster leur autonomie, leur confiance en eux (ils mettent leurs propres compétences à l'épreuve au lieu de se vivre dépendants des adultes),
- mais aussi et surtout, de subvenir à l'un des besoins les plus importants chez un être humain : le besoin d'appartenance et d'utilité. Se sentir utile au groupe, c'est crucial pour un enfant, et un manque à ce niveau favorise les comportements inappropriés.


3. Le minuteur, un chouette pote!
  • Avec Flylady, on devient vite une obsédée du minuteur. 
Se fixer un temps défini pour accomplir une tâche, en sachant que la sonnerie viendra nous en libérer, permet de s'y coller, et d'y rester le temps imparti, en s'activant!

  • En parentalité positive, le minuteur constitue également un ustensile volontiers conseillé. 
C'est visuel, ça se touche, ils peuvent s'en servir eux-mêmes...
C'est pourquoi c'est très utile pour
- motiver les troupes : "on range juste ces 5 minutes et ensuite goûter!"
- ou encore les aider à s'auto-réguler : "sur quelle durée places-tu le minuteur ?" / "Ce sera à toi de te lever/éteindre la télé/aller te coucher/te mettre à tes devoirs/quitter le parc... ensuite"


4. Une logique des petits pas, garantie du succès

Prendre des bonnes habitudes se fait de manière progressive.

  • C'est un des mantras de Flylady qui a ainsi conçu un programme spécifique de Babysteps
En effet, décider un beau jour que "tout va changer" et qu'à compter de maintenant nous ferons telle, telle et telle chose, et encore ça, et ci... constitue une entreprise rarement couronnée de succès. Avec Flylady, on prend une petite habitude, on en goûte les fruits, on lui en rajoute une seconde, etc, et c'est cela qui permet de tenir dans la durée.

  • En parentalité positive, la progressivité est également fondamentale! Et pour tous les protagonistes. 
Nos enfants ont besoin de temps pour apprendre, et Jane Nelsen notamment souligne l'importance de la progressivité des apprentissages. On retrouve d'ailleurs une idée de la pédagogue Charlotte Mason (et je viendrai développer ce point un de ces 4, si si!) : les bonnes habitudes se prennent progressivement, et il vaut mieux répartir ses objectifs éducatifs dans le temps : apprendre à son enfant à ranger ses chaussures derrière lui, travailler sur ses relations avec les autres enfants, lui apprendre à se concentrer etc... Peu importe l'objectif éducatif retenu, celui-ci nous demande beaucoup d'énergie et on ne peut être au four et au moulin en même temps.
En ce qui me concerne, par exemple, j'ai commencé par négliger le rangement de chambre pour d'abord impliquer davantage F. dans l'aide à la maison, et cela une tâche à la fois : débarrasser ses affaires, puis sortir l'aspirateur, etc. Une fois que cela a été acquis, j'ai pris le temps de systématiser le rangement de chambre.
Mais cela concerne également les parents: quand on découvre la parentalité positive on découvre toute une série d'attitudes, de formulations, d'outils à mettre en place et on aimerait tout mettre en place d'un coup. Eh bien... ce n'est pas possible.
C'est du reste ce que je trouve particulièrement bien fait dans mon "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent" chéri, et les ateliers du même nom : on est incité à lire (si on lit) / travailler (si on suit les ateliers) un thème par semaine, et à se concentrer sur l'application de ce thème-là pendant une semaine avant de passer au suivant.


5. Faire confiance au temps et à la répétition
  • Flylady nous le dit joliment : notre maison n'est pas devenue crade et bordélique en un jour, elle ne deviendra pas propre et ordonnée en un jour non plus. 
Ce n'est donc pas la peine de nous lancer dans une opération titanesque type "nettoyage des écuries d'Augias", au risque de s'épuiser et surtout de s’écœurer! C'est par la répétition, chaque jour, de petits gestes de rangement, que se répandront peu à peu l'ordre et la propreté, et surtout... qu'ils s'installeront durablement!

  • En parentalité positive, on souligne à quel point les circuits du cerveau de l'enfant (et du parent!) ont besoin de temps pour se créer, se consolider. 
A ce titre, il est vain de vouloir "faire comprendre à l'enfant une bonne fois pour toutes" (de même qu'en Flylady il serait vain de vouloir faire comprendre à la maison une bonne fois pour toute qu'elle doit rester propre et rangée, ou de vouloir, soi-même, prendre de bonnes habitudes une bonne fois pour toutes).
Répéter les choses n'est pas inutile, et encore moins un scandale "car l'enfant n'écoute rien", mais quelques chose d'indispensable. A long terme, cela porte du fruit!
Nous le vivons par exemple avec la politesse: nous ne tenons pas rigueur à F. ou E. d'oublier le "merci" ou le "s'il-te-plaît", mais quand c'est le cas nous le rappelons systématiquement et gentiment. Au fur et à mesure, ces mots viennent de plus en plus naturellement. Accepter que c'est un long processus nous permet de vivre cela sereinement.


6. Si on rate, on se relève et on continue
  • Quand on découvre Flylady, on a envie qu'il y ait un avant-Flylady (bon, dans les faits, il y a un avant-Flylady, bordélique et crade et chaotique), et un après-Flylady qui n'aurait rien à voir.
Car Flylady nous aurait à jamais purgée de nos mauvaises habitudes, et plus jamais on n'irait se coucher sans avoir nettoyé son évier et préparé ses vêtements du lendemain, et les menus seraient toujours planifiés à l'avance et et et...
Et non.
On peut avoir des coups de mou en Flylady.
On peut avoir des mauvaises journées, on peut avoir des mois de faiblesse, on peut avoir un peu beaucoup lâché l'affaire pendant quelques temps. Cela ne signifie pas que c'est raté! Il ne s'agit pas de "rattraper" cela, mais de faire ce qu'on peut, dès qu'on est à nouveau capable et motivée pour le faire. C'est ainsi que j'ai déjà fait les Babysteps 2 fois et demie, et que je me relancerai dedans après le déménagement, pour faciliter la prise de bonnes habitudes dans notre nouvel environnement.

  • En parentalité positive, idem, une fois qu'on a commencé à regarder différemment un certain nombre de problématiques éducatives, on aimerait penser que désormais, on saura toujours agir de manière constructive et respectueuse envers notre enfant, que notre réaction sera toujours adaptée, etc. 
HAHAHA! 
Même topo. 
Des moments de faiblesse, des ratés, des régressions, voire des phases où franchement on n'est pas loin de lâcher l'affaire, peuvent se produire. L'erreur est humaine et on ne peut être en pleine maîtrise de soi et de compétences parentales, somme toute relativement fraîches, à tout moment.


7. Même mal fait, c'est bien!
  • Ça aussi c'est un mantra Flylady : des tâches ménagères, mêmes faites "mal", contribuent toujours au bien-être de la famille. 
C'est le perfectionnisme, celui qui nous susurre que, tant qu'à nettoyer ses vitres, autant les faire toutes et parfaitement, qui constitue l'ennemi.
Depuis que je me suis convertie à Flylady, je suis devenue l'adepte de l'aspi-vite-passé-au-milieu-de-la-pièce-et/ou-dans-le-coin-le-plus-crade, et autre coup d'éponge sur un bout de porte de placard et non toute la porte, coup de serpi au milieu de la cuisine et peu importe les bords, etc.
Car ça c'est à ma portée, et au bout du bout, ces petits machins imparfaits faits régulièrement rendent ma maison bien plus propre que si je projetais toujours de nettoyer celle-ci de fond en combles... demain. Et cela me motive pour continuer à faire des petits machins dans ma maison le lendemain.

  • La parentalité positive, c'est pareil. Il est tentant de vouloir être un parent parfait, à toujours dire ce qu'il faut, agir comme il faut, machin. 
Ce qui nous mène directement au découragement à chaque épisode imparfait, et notre découragement se transforme en un mal-être qui se traduit par des réactions encore plus inadaptées.
Au contraire, se focaliser sur le fait de faire un petit peu différemment d'avant, quand on peut, nous mène bien plus loin. Chaque phrase empathique, chaque geste aidant notre enfant à se développer, chaque démonstration d'amour inconditionnel apporte quelque chose à notre enfant, et rien ne pourra jamais les lui ôter. Avoir cela en tête, et non un objectif illusoire de perfection inatteignable, m'entraîne et m'aide à rendre ce genre de "succès" plus fréquents.


8. Voir le positif
  • Dans le monde de Flylady, on s'attache à regarder ce qu'on a réussi à faire
Cet évier étincelant, ces deux minutes de rangement, bravo! C'est dans la fierté qu'on tire de toutes ces menues réussites qu'on puise l'énergie et la motivation nécessaire pour accomplir les suivantes.

  • En parentalité positive, le fait de regarder le positif en priorité constitue la base de notre action.
Il est bien plus efficace, pour inciter un enfant à bien se comporter, de remarquer et valoriser les fois où il agit bien, que de s'attacher à repérer, souligner et corriger les fois où il agit "mal".


9. L'attention à porter à nos besoins physiologiques de base
  • Flylady nous materne : elle nous incite à inscrire dans nos routines des gestes aussi élémentaires que manger, boire, ou bouger.
En effet elle sait que tout cela passe vite à la trappe dans le quotidien... et pourtant, tout ceci est indispensable pour rester efficace!
Déshydratée, pas ou mal nourrie, comment mobiliser notre énergie? Et si nous ne donnons pas à notre corps l'exercice dont il a besoin, celui-ci a du mal à faire preuve du dynamisme nécessaire pour affronter nos défis quotidiens.

  •  Et en tant que parent, ce rappel n'est pas vain : c'est bien joli de réfléchir à mille manières d'améliorer l'ambiance à la maison et de favoriser la coopération de notre progéniture, mais... que de colères ou de comportements inappropriés sont tout bonnement liés à un besoin de base non assouvi ?!
Avant de vouloir "corriger" ce comportement, il est bon de prendre quelques secondes de réflexion pour identifier la racine de celui-ci: un enfant fatigué, assoiffé, affamé ou mal nourri (ces fameux additifs alimentaires...), ou devant aller aux WC, va facilement se montrer très agité.
De la même manière, un besoin de base de l'enfant est de bouger, et consacrer le temps nécessaire à la satisfaction de ce besoin peut permettre des journées bien plus paisibles par ailleurs.


10. Decent Hour !

  • Se coucher et s'endormir à une heure décente constitue souvent un vrai problème pour les aspirantes Flylady, et pourtant, quand ça fonctionne tout le reste roule mieux!
  • Pour les parents et leurs enfants, eh ben.... c'est pareil.[soupir]

Voyez-vous d'autres parallèles à tirer ? Il en existe sûrement ;-)

mardi 12 septembre 2017

Encore un week-end pépère

L'été finit comme il a commencé : avec un week-end placé sous le signe de la détente et du repos.


Vendredi
  • Route seule avec les enfants (TGV pour Monsieur Bout après sa journée de travail)
  • Visite de la maison avec un artisan en vue devis
    • Pluie battante, qui m'a permis de voir que par une telle météo il me suffirait d'équiper les enfants pour les envoyer s'ébattre longuement dans la rigole courant au milieu de la voie privée de notre résidence (en l'occurrence, j'avais laissé les bottes dans la voiture, soupir)
    • Rencontre d'une des voisines de notre copropriété, à l'abord adorable!
  • Retour en périphérie ouest-parisienne chez les amis nous accueillant pour deux nuits, dîner des enfants puis dîner des adultes sur fond de méga java des trois enfants couchés ensemble (enfin, couchés... c'est vite dit)

Samedi
  • Ballade dans un parc à proximité de chez nos amis pour rencontrer la potentielle nounou germanophone des enfants.
  • Déjeuner chez ma sœur en train de s'installer à 10 minutes de notre futur chez nous.
  • Pendant la sieste des enfants, saut à la foire aux associations de notre future ville 
    • pour inscrire de F. à une activité extra-scolaire, 
    • puis passage sur le stand de la paroisse et inscription du jeune homme à l'éveil à la Foi (7 à 8 samedis matins dans l'année) 
    • mais aussi prise de renseignements car Monsieur Bout s'est dit motivé pour que nous nous impliquions dans la préparation au mariage. 
    • Faisage de connaissance du curé de la paroisse au passage
  • Dîner des enfants Java des enfants et dîner des adultes

Dimanche
  • Messe dominicale avec nos amis (avec un curé très lourd sur le bruit des enfants... aie aie comment sera-ce dans notre nouvelle paroisse ?)
  • Puis traversée ouest-est pour un pique-nique à Vincennes : anniversaire de notre témoin de mariage.
  • Au retour, arrêt d'une heure chez le frère de Monsieur Bout (1/4h pour se garer ; finir par payer un parking à 10 minutes à pieds...)
  • Puis retraversée est-ouest pour aller faire du camping au milieu des cartons de déménagement de ma sœurette

Lundi
  • Signature de la vente chez le notaire ! Youpi ! Endettés jusqu'aux yeux pendant 25 ans.
  • Visite avec un artisan et tour des propriétaires avec mes parents et mon beau-frère
  • Retour dare-dare vers Strasbourg

Bilan du weekend
  • du désencombrement : nous avions deux pots (du temps où nous habitions une maison sur deux niveaux) et j'avais conservé les deux. 
    • E. étant fraichement continente, j'en avais emporté un dans la voiture au cas où, pour faciliter les pauses pipi en cours de route (même si en fait il s'avère qu'elle se débrouille parfaitement sans); 
    • arrêt express sur une aire d'autoroute, F. qui faisait le zouave, j'ai vite remis tout le monde dans la voiture et je suis partie... sans le pot.
  • de la structuration de l'année à venir : 
    • déjà un créneau de garde d'assuré, et en allemand SVP:  la jeune femme rencontrée samedi m'a semblé vraiment chouette et je pense que nous allons être sur la même longueur d'ondes. Elle viendra donc garder les Bébous de midi à 17h les jeudis, avec sieste raccourcie pour un max d'allemand
    • F ira à l'éveil multi-sports les lundis de 17 à 18h ; j’hésitais avec la natation mais les vrais cours ne commencent qu'à 5 ans et le machin familial style bébé nageurs a lieu les samedis matins uniquement. Je ne voulais pas que nos samedis soient systématiquement pris alors que nous avons nos semaines à nous!
  • un mail bienvenu : on me propose de reproduire mon intervention d'il y a deux ans, et en m'offrant 7h au lieu de 4! Je suis bien contente à la perspective d'une journée de travail, qui représentera de plus un prétexte très apprécié pour revenir sur Strasbourg.
  • la reconsidération, par Monsieur, de son éventuel "je pourrais aller au boulot en voiture, de temps en temps, ça irait plus vite" : à voir le niveau d'énervement dans lequel l'ont mis nos différents trajets (pourtant exempts de vrais bouchons!), il a admis que pour sa santé mentale et son niveau de langage ("Papa, p*** c'est un gros mot!") le RER représenterait une option plus prudente.
  • et last but not least : une MAISON !!
    • Qui a conquis F. lequel ne voulait plus rentrer à Strasbourg...


















Ah et :une interrogation quant à l'avenir : il s'avère que la maison d'à côté a été achetée... par le couple qui a fait une offre sur la nôtre juste un tout petit peu trop tard et en était furieux. J'espère qu'on s'entendra bien quand même....


jeudi 7 septembre 2017

Notre non-non-rentrée

Quelques nouvelles rapides suite à des questions à ce sujet : l'an dernier je m'étais fendue de mon billet de non-rentrée, de rigueur quand on tient un blog autour de la thématique IEF...

Cette année, je suis complètement déphasée: pas de rentrée, mais pas de non-rentrée !
Déménagement oblige (3 semaines exactement nous en séparent...), et puisque finalement il semble qu'il n'y aura pas de reprise professionnelle sur moi impliquant un début sur les chapeaux de roue, je me suis permis de décaler la fin des "grandes vacances". Oh, si peu : de 6 semaine environ.
Nous reprendrons le chemin de notre (nouvelle ! grande!) salle de classe autour de la mi-octobre, selon l'avancée du déballage des cartons.
Ce qui m'a permis de commencer les cartons par la salle de classe, justement. Un gros boulot car beaucoup d'objets hétéroclites à emballer soigneusement : ben oui, n'ayant initialement pas prévu de gros déménagement dans le genre avant longtemps, je n'avais pas gardé les emballages de tout le matos Montessori. J'ai été soulagée de m'apercevoir que j'avais quand même (hasard? coïncidence?) eu l'intuition de garder les cartons des globes de Géographie.

L'autre quasi-incontournable d'une non-rentrée IEF, avec la reprise du créneau IEF quand comme moi on fait quelque chose d'un tout petit peu formel, ce sont les grosses sorties de non-rentrée du réseau IEF. Là aussi, pas de ça cette année !
Car
  • 1. Avec les cartons je suis déjà un chouilla occupée
  • 2. Notre temps libre je cherche à le passer avec l'une ou l'autre copine dont je vais bientôt m'éloigneeeer
  • 3. Pas envie de risquer encore de rencontrer d'adorables inconnu(e)s pour constater qu'on aurait pu probablement avoir grand plaisir à se revoir si je ne me tirais pas dans les jours qui viennent. Les amitiés avortées pour cause de rencontre au dernier moment me filent le cafard... je l'ai déjà un peu, n'en rajoutons pas !

Actuellement, je fais donc venir ma baby-sitter plusieurs matinées par semaine pour qu'elle aille me fatiguer les enfants dans de grandes ballades, et pendant ce temps je cartonne. 
Le reste du temps, je suis 
  • soit dehors avec les enfants, 
  • soit en courses diverses et variées avec ou sans les enfants, 
  • soit au téléphone / sur internet avec EDF, GDF, le notaire, le banquier, et d'autres petits copains du même acabit, 
  • soit en train d'essayer de voir l'une ou l'autre copine,
  • soit en train d'occuper les enfants voire de tenter de faire des cartons dans le même temps.


Bébous en train de faire de la peinture. PHOTO RARE!
Cela me permet tout de même de leur proposer un peu de peinture (évènement suffisamment rare pour que je le mentionne), de découpage/ collage, etc. Mardi nous étions dans une piscine quasiment vide, ce n'était pas désagréable non plus. 
Et puis quand F. en manifeste l'intérêt, je dégaine notre alphabet mobile ou un cahier Usborne pour faire quelques petites choses avec. Mais hormis cela, la thématique IEF va décidément rester en veille pendant encore quelques temps!












A signaler, ce weekend, hoho, grand moment. Double grand moment, même : 
- nous montons signer l'achat définitif de notre maison et sellons par là-même notre endettement à un taux inavouable pour les 25 prochaines années
- nous prenons les enfants avec nous, cette fois, afin qu'ils puissent déjà découvrir leur futur chez-eux. F. est très impatient, et nous parle quotidiennement des volets qu'il y trouvera...

Ceci dit, quand je vois le nombre de cartons déjà remplis, et le nombre de choses qui ne sont pas encore dans lesdits cartons, 
je me demande si nous ferons notre (non-)rentrée avant 2018...
Et pourtant je m'efforce de faire du tri, et Emmaüs passe la semaine prochaine!

mardi 5 septembre 2017

"Les enfants tentent souvent de s'humilier les uns les autres..." - Petit Bout de Lawrence COHEN, Qui veut jouer avec moi? #7

Depuis que j'ai commencé ma lecture de "Qui veut jouer avec moi", je perçois de mieux en mieux les utilités du jeu, mais aussi à quel point le fait pour l'adulte de s'y "taper l'incruste" peut être tout à fait déterminant quant au tour bénéfique, ou non, que peut prendre un jeu.
Le petit bout du jour en est un bel exemple.

La citation du jour est:
"Les enfants tentent souvent de s'humilier les uns les autres [...] C'est une raison supplémentaire pour que les parents prennent part à ce type de jeux"

Issue du paragraphe suivant :

Lawrence COHEN, "Qui veut jouer avec moi ? - Jouer pour mieux communiquer avec nos enfants", p139.

Prendre le rôle du perdant, du nul, se moquer soi-même de soi...
Double utilité !
  • permettre à l'enfant de se libérer de ses sentiments-là : bon pour l'estime de soi!
  • éviter qu'en cherchant à s'en libérer il n'ait à faire endosser le rôle du nul à un autre enfant...
bref, c'est décider de jouer soi-même le rôle du bouc émissaire, afin que le rôle n'ait plus à être attribué à quelqu'un d'autre, et que les enfants puissent donc jouer sereinement entre eux sans que cette question ne vienne empoisonner leurs relations.
Je pense cette suggestion d'autant plus précieuse dans le cas d'une fratrie. J'ai vécu de l'intérieur ces situations où les soucis d'estime de soi d'un membre de la fratrie se traduisent par la volonté de rabaisser les autres frères et sœurs, et je suis bien contente d'avoir à disposition une sorte de paratonnerre, vraiment pas cher!

Encore une illumination, encore un  point que j'ai trouvé très facile à mettre en place maintenant que je suis prévenue.
Une Gwen avertie en vaut deux, moi qui ai été très maladroite dans mon enfance, je suis à présent deux fois plus nulle, et souligne autant que possible mon insondable nullité.
Je n'ai jamais autant trébuché, laissé malencontreusement tomber de coussins, etc.
Quand Monsieur Bout ou moi-même perdons une partie d'un jeu contre notre fiston, nous avons, du coup, deux options, que nous jouons alternativement :
  • nous pouvons montrer l'exemple d'un comportement de bon joueur:  reconnaître les efforts de notre rejeton, à quel point sa victoire est méritée, et espérer que peut-être nous y arriverons mieux la prochaine fois, 
  • ou nous pouvons nous lamenter théâtralement, "aaaaaah, nooooon, comment tu aaaaas fait, j'ai ENCORE ratééééééé, je suis nuuuuuuuul".
Quand nous jouons à la bagarre, nous refermons nos bras sur le vide d'un air triomphant qui laisse vite place à la stupéfaction, etc.


Jouer le rôle du nul, cela a, en plus de l'utilité pour notre fiston et les relations qu'il peut entretenir avec d'autres enfants, deux apports pour nous
  • ça finit par nous faire bien rigoler
  • effet cathartique? J'ai l'impression que ça fait aussi du bien à l'estime du soi du parent!

Rho nooon, encore un conseil qui fait du bien à tout le monde ...


Petits Bouts de Lawrence Cohen précédents: 
Mettre un terme à un jeu violent
Difficiles retrouvailles avec un enfant
Une bonne manière de jouer à la guerre (?) 
Une alternative aux câlins 
Déclarations enflammées 
Transformer une situation tendue en jeu