mardi 21 février 2017

5 points forts de nos ateliers Faber & Mazlish (2/2)

Vous trouverez les premiers points de ce bilan de notre participation à des ateliers Faber & Mazlish ici.


3. Le soutien du groupe

Parmi les dimensions les plus efficaces de nos ateliers Faber & Mazlish figure sans conteste la dynamique de groupe.
Il s'agit là d'une force incontestable des ateliers, d'un plus incommensurable par rapport à la simple lecture des bouquins.

En effet, les ateliers F&M ne réunissent pas un groupe auprès d'une animatrice dispensant la bonne parole et répondant aux questions, mais font au contraire la part belle à l'échange au sein du groupe puisque de longs moments sont consacrés à l'exposé des réussites et difficultés de chacun des participants durant la semaine écoulée. 
Occasion à la fois : 
  • de solliciter et demander une foule d'avis bienveillants pour résoudre ses problèmes à soi, 
  • de s'inspirer des réussites du voisin et de les copier honteusement, 
  • et de puiser de la motivation à cheminer dans le fait de cheminer "en compagnie".

Dans mon dernier billet hebdo sur la parentalité positive, je relayais la demande de Capucine d'en faire une sorte de hotline, et j'y ai acquiescé avec d'autant plus d'enthousiasme que la possibilité de récupérer des conseils ciblés est justement un aspect que j'ai beaucoup apprécié durant nos ateliers.
Plus précisément : pour un groupe rempli au maximum comme le nôtre, cela donne douze participants, plus une animatrice, moins soi-même : cela fait 12 autres cerveaux, munis des mêmes outils de base (ce qui permet des conseils a priori un minimum compatibles avec ses propres convictions éducatives), pour réfléchir à notre petit problème à la noix.
Eh bien c'est fou le nombre d'idées qui peuvent sortir de 12 cerveaux chauffés à blanc !
Pour une même habileté, on se retrouve ainsi avec une myriade d'idées concrètes de mises en pratique, ce qui ma foi meuble joliment une boîte à outils...

Ainsi, à un moment où nous évoquions nos difficultés pour coucher F., j'avais mentionné en passant un coucher de sieste au cours duquel F., après moult levers et re-levers, s'était endormi comme une masse une fois où je lui avais dit que la sieste était de toute manière bientôt terminée et que j'allais venir le chercher dans 5 minutes.
Un participant a alors rebondi sur ce que je racontais et partagé que le fait de promettre (et de faire) de revenir voir si tout allait bien dans 5-10 minutes lui permettait souvent un coucher paisible avec enfant endormi dans ce délai.
Et hop, un nouveau truc à tester ! Qui n'a d'ailleurs pas forcément fonctionné pour les couchers du soir, en revanche prendre le soin de souligner la brièveté de la sieste à chaque occasion a souvent porté du fruit.

Pour un autre couple, nous avons de manière répétée, à chaque séance, "planché" sur les crises monstrueuses de leur fiston (âge proche de F.) autour des repas et tout particulièrement du petit-déjeuner, crises systématiques depuis des mois. Semaine après semaine, nous décortiquions les habiletés au programme et les tests opérés la semaine précédentes, et l'heureux (!) couple repartait avec une valise de solutions potentielles.
C'est lors du 5ème atelier que nous avons eu droit à un délicieux gâteau de leur part : une suggestion émise la semaine précédente venait de leur offrir une semaine complète de matins d'un calme olympien.


Autre effet de groupe ô combien précieux : les échanges hebdomadaires sont l'occasion de voir comment les autres ont mis en pratique les habiletés et conseils donnés les fois précédentes. Or nous avons nous-même expérimenté comment entendre des témoignages concrets et enthousiastes décuple la force des conseils et l'envie de les mettre en pratique.
En ce qui nous concerne, l'effet-groupe nous a en effet permis de reconsidérer des suggestions que nous avions un peu "filtrées" au départ / dont nous n'avions pas forcément directement reconnu l'intérêt.

Ce point a été illustré de manière éclatante avec un conseil donné lors de la toute première séance, celle sur l'accueil des sentiments. Nous avions évoqué le fonctionnement des émotions, et notamment de la colère, le besoin d'une "décharge" pour permettre à celle-ci de s'évacuer, et l'un des outils donnés était : le recours régulier, et dès que le besoin s'en fait sentir, à des sessions de chatouilles et / ou de karaté chaussettes (à genoux sur le lit, en chaussettes, chacun essaye de piquer les chaussettes de l'autre).

Mouais. Cela n'avait pas franchement fait tilt chez nous, et nous n'avions pas mis en pratique ce point précis.
Mais d'autres participants l'ont fait, et en ont parlé la semaine suivante, en en disant du bien.
Ah. OK.
Puis les mêmes, et d'autres, en ont reparlé la semaine d'après. Avec des mots et un enthousiasme qui ont fini par nous intriguer.
Hum... l'idée a donc cheminé dans nos têtes, et un soir de la semaine qui a suivi, alors que vers 18h, l'ambiance était électrique, j'ai inauguré la première session karaté chaussettes. 
Puis j'ai testé les guilis.

AAAAAAaaaah et bien voilà un outil qui n'est pas prêt d'être débarqué de notre caisse !
  • effet immédiat
  • peut s'utiliser 
    • en préventif : j'en fais facilement une autour de 17-18h, heure toujours un peu difficile, hum ?! 
    • ou en pré-curatif : nous nous en servons pour sortir d'un conflit qui s'annonce : 
"ouh là, mais y en a pas un qui a besoin d'une énorme partie de guilis, là !? Vite vite, tous sur le lit, guilis !!"
une fois la partie terminée, le conflit n'existe souvent plus / on peut repartir sur de nouvelles bases.
  • exercice physique compatible avec n'importe quelle météo
  • et compatible avec la voisine ! Nous faisons cela sur notre lit, ça ne crée aucun choc sur le sol, c'est parfait
  • faisable en individuel mais aussi en collectif : cela constitue donc une manière en or de gérer une émotion négative de l'un sans avoir besoin de se focaliser sur lui / négliger l'autre : les deux adorent être chatouillés en même temps, j'alterne donc (ce qui permet à l'autre de reprendre son souffle) ou je chatouille l'un de la main droite, l'autre de la main gauche
  • utilisable à l'envi : globalement, nous en faisons minimum une séance par jour, mais si la journée est difficile nous montons sans problème à 3 ou 4
  • effet bénéfique sur l'enfant ... mais aussi sur le parent : c'est vrai que ça détend, nous aussi nous évacuons de la tension, faisons le plein de contact physique et d'ocytocine. Nous apprécions énormément ce moyen de sortir d'une spirale négative et de se reconnecter avec le plaisir qu'il y a à être parent. Personnellement, cela a contribué à me faire évoluer vers une parentalité plus détendue, en remplaçant des conflits par des moments drôles...

Dernier apport du groupe, ces partages permettent de cheminer accompagné, et cela constitue vraiment une grande source de motivation.
Ceci, dans les deux sens : 
  • entendre les autres se réjouir des progrès qu'ils ont effectués, et des effets constatés au sein de leur famille, ça motive. 
  • Les entendre partager leurs coups de mou, leurs échecs, leur découragement, ça aide aussi : on se sent moins seule... (surtout quand son gosse s'est pris une tape au lendemain matin de l'atelier précédent. #sesentirlameilleuremèredumonde). Car ces ateliers permettent de progresser, certes, mais les effets sont parfois longs à se faire sentir, et il y a des hauts et des bas : il est alors très réconfortant de constater que chacun passe par les mêmes étapes, bien qu'en décalé : une semaine l'un aura la banane, la suivante ce sera son voisin. 
Lors de la dernière séance, un ou deux parents ont avoué avoir hésité à abandonner en cours de route, mais que l'effet groupe, ainsi que les témoignages de progrès qu'ils entendaient, les avaient poussés à s'accrocher. Ils en étaient ravis. Et inversement, les entendre si heureux de s'être accrochés, et relater avec stupeur les nouvelles choses qui se passent dans leur foyer, après avoir entendu leurs galères, se révèle très encourageant pour soi-même aussi....

Concernant l'aspect groupe, je nuancerais toutefois en soulignant que sa force dépend aussi du "niveau" du groupe. Comprenons-nous bien : il ne s'agit pas de se montrer prétentieux, chacun chemine à son rythme, et il ne s'agit pas de vouloir faire des ateliers F&M un petit microcosme de gens-entre-soi, déjà tous bien avancés sur le chemin de l'éducation positive / bienveillance /peuimportecommentonl'appelle.
Je me fais cette remarque du fait que notre groupe était d'un niveau hétérogène et que c'était top, certains intégrant par ailleurs plus vite / facilement un point, d'autres un autre. 
En revanche il m'a semblé qu'un participant détonnait davantage, il avait un mode de fonctionnement tellement éloigné de la philosophie F&M au départ, que même ses mises en applications tombaient encore quasi tout le temps à côté de la plaque, que ce soit parce qu'en pensant accueillir les sentiments il les niait, que ses "décrivez le problème" contenaient un bout d'ordre ou un soupçon d'humiliation, etc
Du coup j'ai ressenti ses partages comme étant assez peu utiles au reste du groupe (quoique: sur ce point Monsieur Bout a, lui, estimé que cela représentait toujours un exercice intéressant, puisque repérer le défaut d'application, penser "ah mais non ça c'est pas bon car... il vaudrait mieux en fait..." lui permettait à la fois un entraînement et une confirmation du fait qu'il avait bien compris le concept), voire même un chouilla décourageant car moi (je dis bien, moi, vu de ma fenêtre !) je ne percevais pas forcément d'amélioration au fil des séances (alors que pour d'autres, on pouvait se réjouir des pas de géant effectués)

Donc, si une grosse partie du groupe (là ce n'était qu'une personne, elle était donc "portée" par les autres participants)  est complètement en décalage, cela peut nuire à la dynamique puisque on ne peut pas, ou beaucoup moins, s'inspirer des expériences et conseils des autres. A l'inverse, j'imagine que si on débute et qu'on se retrouve dans un groupe de gens déjà hyyyyper avancés, on peut se sentir largué, voire même découragé d'avoir l'impression d'être seul à patauger pendant que les autres planent à des hauteurs stratosphériques / racontent leurs problèmes de riches.
(par exemple, moi cela me faisait un bien fou d'entendre les autres dire que c'était bien joli, mais que quand ils se mettaient en colère ils oubliaient tout et viraient à la furie; si j'avais été avec des gens à qui ça n'arrivait quasiment plus, je me serais sentie encore plus nulle, or, rappelons-le, en Flylady, c'est dans la réussite qu'on puise de quoi amener la réussite suivante).


4. Le stage intensif

Le format standard, et c'était celui de notre session, comporte 7 séances (d'une durée théorique de 2h30 - 3h, en réalité nous étions de gros bavards et celles-ci ont fréquemment frôlé les 4h, malgré des tentatives de limiter un peu pour cause de levers très tôt le lendemain pour certains), à raison de 1 par semaine (avec une interruption pour les congés de Noël).
7 séances pendant lesquelles on approfondit à fond, et entre lesquelles on a du boulot à faire à la maison, ne serait-ce que pour pouvoir alimenter les échanges de la fois suivante avec son vécu de la semaine.
De ce fait, cela constitue une sorte de stage intensif : il y a les ateliers, certes, mais en plus de cela les jours autour sont denses en réflexions, entraînements, apprentissages et tirages de leçons. On ne chôme pas !

Ce fonctionnement aboutit à une période vraiment très précieuse, qet nous a permis, à Monsieur comme à moi, de bien nous mettre en tête l'intérêt de réfléchir aux choses à froid, d'anticiper les problèmes à venir, de constituer des listes de solutions. Avoir une caisse à outils, certes, mais préparer, huiler, disposer ses outils dans le bon ordre, les régler au millimètre près pour qu'ils soient adaptés à la situation !
Nous avons ainsi beaucoup apprécié les moments où il fallait répertorier des sources de conflits / problèmes (liées à des injonctions ou interdits de notre part), et trouver pour chacune ou plusieurs habiletés susceptibles de fonctionner. En ce qui me concerne, je me suis astreinte à tester, dans ma tête, chacune des habiletés vue sur chacun des problèmes listés. C'est un sacré sport, mais quel encouragement d'en sortir avec non pas une solution, mais 3, 4, 5 (voire plus!) solutions possibles pour chacun des points!
De la même manière, je l'avais évoqué à la marge d'un de mes billets au sujet de Jane Nelsen, il nous a fallu lister des tâches pour lesquelles nous voulions donner plus d'autonomie au Bébou, et réfléchir en amont à la manière dont nous allions le faire. C'est très efficace ! (et, en ce qui me concerne, c'est venu à pic conforter les dires de ladite Jane Nelsen concernant l'utilité d'un temps de pause : de la nécessité d'avoir du temps de réflexion devant moi suite à l'apparition d'un problème, pour pouvoir agir de la manière la plus efficace possible ensuite)
Car, je ne sais pas pour vous, mais moi, le nombre de fois où je réagis un peu au quart de tour sur un problème, et que je me dis ensuite "euh, zut, c'était pas très intelligent comme décision", en remarquant les effets pervers de mon action, ou tout simplement en réalisant après coup que celle-ci aurait pu être bien plus efficace si j'avais... formulé cela un poil différemment / pris le soin de faire un autre truc avant, etc...


Ce stage intensif permet par ailleurs de faire rentrer des habiletés / concepts "par la force". ;-)
Enfin, disons qu'à force de répétitions, de se concentrer dessus, des choses se débloquent, et on finit par prendre des automatismes qui aident bien, y compris sur des aspects qui nous semblaient le moins naturels.

Ainsi, chez nous, une automatisation bien efficace, à force de répétitions, a concerné l'attention aux sentiments; et puis cela tombe bien, ce point est vu dès le premier atelier, donc nous avons eu de noooombreuses semaines pour rabâcher ;-)

Ainsi ai-je pu, dès le début de nos ateliers, être encouragée dans cette voie après que mes efforts laborieux en la matière m'aient permis de réorienter une matinée qui commençait bien mal.
Un Bébou grognon commençant à accumuler les "bêtises" (je n'aime pas le mot, hein, mais il me manque un vocable générique désignant les transgressions, bouts de colère, démonstrations de volonté contraires... et je préfère encore ce mot à celui de "provocations", même si sur le coup on a facilement l'impression qu'il nous cherche!), une Gwen avec une jauge de patience en chute libre et une jauge d'énervement montant en flèche, se rappelle que son programme de la semaine comporte un point d'effort particulier. Aaaallez, on s'y met...
"On n'a pas beaucoup vu Papa ces derniers temps
- Oui
Il te manque
- Oui
Tu aimerais qu'il soit là
- Oui
Il est rentré tard souvent ces derniers temps, et hier et avant-hier il est sorti (c'est l'ironie des ateliers F&M : c'est pour améliorer les relations avec nos enfants, mais ça les rend plus compliquées en nous obligeant à les laisser ;-) vu le planning de Monsieur Bout du début des ateliers jusqu'à Noël, j'ai vraiment passé cette période en mode "on serre les dents et espérons que ça passe")
- Oui."
Et hop il a accepté de faire ce sur quoi il se butait depuis 5 minutes (ne me demandez plus quoi, sûrement un truc essentiel du style mettre sa robe de chambre) et arrêté de faire ce que j'essayais d'empêcher depuis 10 minutes (grimper sur l'étagère de notre chambre, agiter les lampes, et que sais-je encore) et nous avons pu petit-déjeuner plutôt tranquillement.

Et ensuite, sur ce chapitre il y a eu le coup des guilis, dont je vous ai parlé plus haut, alors je vous raconte pas comment ça nous a incités à travailler le sujet...

Qui dit stage intensif dit rythme dense.
  • Avantages !  On fait du sujet une priorité, cela m'a permis de me botter les fesses pour faire un certain nombre de choses (genre les fameuses routines), on rentre dans une dynamique
  • Inconvénients ! Nous avons un peu regretté notre timing, par moment, car du fait du rythme ultra dense par ailleurs en décembre, nous n'avons pas eu le temps de faire tous les exercices, de lire tout ce qui était conseillé (à chaque fois, la lecture des chapitres pertinents dans les deux bouquins), et du coup, nous avons eu le sentiment de ne pas profiter de ces ateliers tout à fait autant qu'il aurait été possible.

Heureusement, l'interruption de Noël a constitué une petite pause utile pour nous permettre de reprendre et consolider certaines choses, et dans les faits, vu la durée d'une session, des vacances scolaires tombent toujours au milieu (mais bien entendu cette remarque concerne avant tout des familles avec enfants scolarisés; dans notre cas, il s'est bien trouvé que cela tombe autour de Noël, des jours qui, IEF ou pas, seront de toute manière des temps un peu à part)

Par ailleurs, là encore le mieux est l'ennemi du bien, il vaut mieux se lancer que d'attendre éternellement le moment parfait (en prenant tout de même des précautions pour qu'un minimum de disponibilité soit au RDV). C'est un des points qui m'avaient poussée à nous inscrire dès cet automne malgré le planning chargé : je m'étais dit qu'il valait mieux recevoir une bonne quantité maintenant, que davantage, un jour, un jour... et qu'au pire, eh bien nous pourrions toujours répéter la démarche pour aller approfondir ce que nous aurions zappé (là-dessus, une conversation avec une copine maman de 5 enfants, qui m'avait dit qu'elle avait déjà fait deux fois les ateliers, m'avait désinhibée : ben oui, les enfants grandissent, les besoins évoluent, ce n'est pas un "produit à usage unique" !)


A ce sujet du reste, justement, l'effet "stage intensif" dépend à mon sens quand même de l'âge des enfants
  • autant je dirais que lire les livres peut être vraiment utile même à des parents de bébés, car cela permet de, déjà, considérer l'enfant autrement, et donc de mettre en place des mécanismes à ce niveau dès le début; 
  • autant les ateliers, pour porter tous leurs fruits, gagnent à être faits quand on a déjà des enfants posant des problèmes susceptibles d'être résolus par les habiletés F&M: F&M peut suggérer des pistes pour régler les problèmes de sommeil d'un enfant de 6 ans, mais pas grand chose pour ceux d'un enfant d'un an...
Ainsi chez nous : une des participantes était la jeune maman d'un enfant de 15 mois, son gros problème était que le bébé la tapait, donc nous avons pu lui suggérer quelques petites choses... mais elle avait surtout besoin d'entendre que c'était normal, qu'elle avait raison de réagir de la manière dont elle réagissait, et que le fait que ce ne soit pas immédiatement efficace ne signifiait pas du tout qu'elle faisait fausse route. A côté de cela, beaucoup des points abordés sont restés très théoriques pour elle, abstraits, puisqu'elle ne rencontrait encore aucune situation concrète s'y rapportant.
Une observation confortée par d'autres discussions que j'ai pu avoir avec des mamans ayant fait les ateliers avec des enfants très jeunes, et faisant le même bilan que ça leur avait apporté, certes, mais pas énormément.
Alors que, hein, vous inquiétez pas, les parents d'enfants de la tranche d'âge de F. ne manquaient paaas de situations concrètes sur lesquelles appliquer les habiletés ou solliciter les conseils de leurs pairs !

5. L'envie, le souffle pour continuer

Ces ateliers ont permis, à l'arrivée, d'énormes progrès. Je vous l'écrivais dans mon bilan de janvier, j'ai le sentiment d'en récolter les fruits, tout n'est pas rose, certes, mais un certain nombre de choses se sont fluidifiées, d'autres (dans ma tête), se sont décantées, et c'est vachement encourageant pour la suite. J'ai vraiment très envie de m'accrocher, je me suis sentie confortée dans les efforts faits, et j'en avais bien besoin.

Ce qui reste, en revanche, après cette période intensive, c'est plutôt la peur du "sans filet" ensuite... C'est chouette d'être accompagnés, mais après ?

Du coup, en ce qui nous concerne, ce que nous avons retiré de ces ateliers nous a poussés à mettre en place plusieurs choses
  • afficher le petit récapitulatif des habiletés fourni en fin de session par notre animatrice (qui tient sur un A4) dans la cuisine (eh eh, je kiffe toujours ma plastifieuse), et on reprend chaque semaine un des ensembles d'habiletés : on le stabilote au feutre Veleda, on le relit, et on le révise à chaque fois qu'on fait cuire des nouilles.
  • m'inscrire sur un groupe Facebook sur la thématique, afin d'avoir des cerveaux à aller pomper quand je manque d'inspiration
  • j'avais lu sur un blog (lequel ? si c'est le vôtre, dites-moi en commentaire que je mette le lien. Et merci!) que, pour rester toujours dans la dynamique, la fille en question avait toujours un bouquin orienté éducation bienveillante en cours de lecture sur sa table de chevet (histoire de lire les choses sous des angles différents), et dans les faits pour le moment c'est peu ou prou ce qui m'arrive, et je compte bien maintenir cela
  • il se trouve que l'association par laquelle nous sommes passés offre la possibilité de "soirées piqûres de rappel" : les anciens participants manifestent leur envie d'en avoir une, et quand il y a suffisamment de personnes intéressées, zou, une soirée est organisée au cours de laquelle on révise, on pose des questions, on échange (entre personnes issues de différentes sessions, du coup). Je trouve l'idée absolument brillante et nous sommes tous les deux motivés pour en profiter d'ici quelques mois !
  • des articles de blog sur le sujet : ils ne manquent pas, et continueront à paraître régulièrement, car ils contribuent à cette démarche d'approfondissement, d'ancrage.
  • et parmi eux, justement, mes petits bilans personnels, avec la série "une semaine de parentalité positive".
  • à un tout petit peu plus long terme : nous ferons probablement la session "Frères et sœurs sans rivalités", l'an prochain peut-être ?

Enfin, je réfléchis moi-même à me former pour devenir animatrice... (je le compte comme un outil puisque au fond ce qui serait encore une manière d'approfondir pour moi aussi !)
La demande va grandissant, moi ça me passionne, j'ai vraiment envie de transmettre et réfléchir avec d'autres, donc c'est une piste pour une activité dans les années qui viennent.
Mais pas tout de suite, car j'avoue avoir besoin de pratiquer encore, d'accumuler de l'expérience, pour ensuite l'apporter à d'autres; et notamment, avoir géré avec des enfants au moins un poil plus grands.

Bref : les ateliers sont terminés, vive les ateliers, bicoz l'aventure ne fait que commencer !

(je reviens vous donner le point de vue de Monsieur bientôt !)
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dimanche 19 février 2017

Une Semaine en Parentalité Positive #2

Nous revoici pour cette deuxième édition, qui, pour mémoire, a vocation à
  • pour moi, me permettre un petit retour quotidien sur mes efforts parentalité positive de la journée, et notamment mes réussites, pour y puiser motivation
  • pour moi et pour vous, alimenter la bibliothèque d'exemples susceptibles de venir nous inspirer en situation
= ancrer la démarche, ressasser cette langue étrange ...

Samedi: 
I.
S'étant aventuré sur le balcon de sa chambre, F. jette ses jouets du 4ème étage dans la rue...
Je l'emmène les ramasser avec moi (réparation), et hésite : conséquence logique or not ? Je choisis la première option et lui précise donc que si il jette ses jouets, c'est qu'il n'en a pas besoin et que donc je les garderai.

Par ailleurs, F. manifestant une certaine attirance pour son balcon ces derniers temps, suite à cet épisode j'ai l'idée de lui proposer un temps dédié à thème : sur le balcon, où nous pourrions observer tout à loisir. Idée suggérée et discutée au moment du coucher, réponse très intéressée et long dialogue.

II.
Débriefing émotionnel du soir : le Bébou me laisse dire, me pose des questions en plus, reformule ce que je dis... et s'y met aussi !

Dimanche:
Journée difficile
I.
F. s'est levé plus tard mais a pillé le placard (en m'expliquant après coup que le beurre des cracottes était hors d'atteinte, un point sur lequel je saurai veiller dorénavant...)
Relou à la messe... Je finis par perdre patience et faire du chantage à l'aire de jeux (après la messe, nous passons du temps sur l'aire de jeux toute proche de l'église); et comme il ne se calme que momentanément, paf, pas d'aire de jeux. Ce qui n'est pas une solution optimale... [soupir]

II.
Énervé par cet épisode (?) ou tout à son jeu et ses éclats de rire avec sa sœur, rebelote : pendant que je prépare le déjeuner et que je crois Bébou et Bébounette en train de s'amuser auprès d'un Monsieur Bout étendant le linge, la moitié du baril de cubes est précipitée, un par un, du haut du balcon de leur chambre... 
Même solution que la veille : on explique, on va ramasser ensemble, et cette fois je garde le baril de cubes "puisqu'il n'en a pas besoin".

III.
Finir ma soirée sur ce blog anglophone, et y trouver l'inspiration pour pondre moi-même des réponses à la question "qu'aurais-je pu / que pourrais-je faire autrement
(je cherchais un truc sur Jane Nelsen et je suis arrivée sur ce blog; et ça me permet de réaliser un des gros points forts de Jane Nelsen sur d'autres bouquins d'éducation : ils sont réactualisés en permanence. Par exemple, la distinction qu'elle fait entre conséquence logique et naturelle, et les distances qu'elle prend vis-à-vis des premières, c'est assez nouveau, et notamment basé sur les très nombreuses études montrant les effets pernicieux des conséquences ayant une coloration punition; il y a vingt ans, elle disait autre chose)
  • m'occuper de ses sentiments
    • en lui demandant ce qu'il ressentait : fait, mais sans résultat
    • en supposant qu'il ressentait : hum, je suis partie bille en tête sur le fait que c'était des représailles, mais partir sur une base plus neutre et dire 
"tu t'amusais tellement avec E., tu n'as plus fait attention au fait que ce n'était pas une bonne chose à faire"
  • le faire réfléchir à des alternatives 
"tu avais très envie de t'amuser, qu'aurais-tu pu faire à la place qui soit très amusant ?"
  • le faire réfléchir à des stratégies face à la tentation 
"c'est vraiment compliqué parfois quand on a très envie de faire quelque chose mais qu'on sait qu'il ne faudrait pas; que pourrais-tu faire dans ces moments-là" (venir réclamer un câlin ? prendre vite un livre ? câliner Mouton ? sortir de la pièce en courant et aller faire un truc intéressant dans une autre pièce?)
  • le faire réfléchir aux conséquences par des questions de curiosité (au lieu de le sermonner sur les mêmes thèmes) :
"que peut-il se passer si un cube tombe sur : une personne, un animal, une voiture, la route, etc"

Lundi:
I.
Jet de jouets, 3ème épisode. Aaaaaargh !
Mais plus tard, suite à une remarque de Clotilde me disant que jeter peut aussi être une manière de chercher à appréhender l'espace : je me mets en mode solution et propose au Bébou d'emmener une balle au parc, pour la jeter à répétition du haut du toboggan. Enthousiasme, nous récidiverons les jours suivants.

II.
E. lui marche dessus alors qu'il est allongé par terre, je dis 
"ça fait mal aux gens quand on leur marche dessus"
lui complète en mode F&M, précisant la règle
"marcher c'est sur le sol"

III.
Je suis en train d'habiller E. avant de sortir au parc: assise sur le banc de l'entrée, les affaires d'E. posées à ma droite sur le banc. Pour enfiler ses bottes, F. semble viser la place prise par les affaires d'E. . 
Sans que je n'aie rien dit, il déplace une petite chaise, la pose à ma gauche, y transfère les affaires d'E. et grimpe sur le banc. (rhooooooo)
Occasion rêvée pour un compliment descriptif
"tu voulais être assis à côté de moi, et tu as pensé à mettre les affaires d'E. à ma portée, c'est ce que j'appelle de la prévenance"

Mardi:
Les enfants étant gardés de 10 à 15 le mardi, F. émerge de sa sieste alors que je suis déjà de retour et qu'après ma propre sieste (bonheeeeur), je pianote sur le clavier de l'ordinateur. Il grimpe à mes côtés sur le canapé, je le salue d'un sourire et d'un bisou, et lui dis
"Je termine d'écrire mon message, et je te fais un câlin.
Il attend, réclame après une minute :
- c'est quand mon câlin ?
- j'ai hâte d'avoir terminé, j'y suis presque"
Je termine mon message et m'extrais vigoureusement de l'ordi pour lui faire un gros câlin
"merci d'avoir attendu patiemment que j'aie fini, maintenant je suis toute disponible pour te faire un gros câlin"
Muscler sa capacité à attendre, et lui montrer que cela porte du fruit...


Mercredi:
I.
Énervement et presse du matin qui me conduit me montrer brusque et agressive envers les deux; mais je parviens à réaliser que cet énervement est avant tout dû à moi / des facteurs extérieurs aux enfants (la pression du timing pour les vaccins, mes propres doutes quant au bien-fondé desdits vaccins, mon agacement d'avoir accepté cet horaire là de RDV au lieu d'en solliciter un qui soit plus compatible avec un créneau IEF bien placé, ma fatigue et ma culpabilité d'avoir à nouveau été trèèès loin de Decent Hour).
A défaut de réussir à redescendre tout de suite, je mets des mots sur mon état d'esprit 
"je me sens très énervée pour plein de choses, j'ai peur d'agir d'une manière que je vais regretter, j'ai besoin qu'on m'aide en faisant ce qu'il faut pour avancer vite".

II.
Passage à la pharmacie pour chercher ces fichus vaccins: rappel des règles au préalable. 
Une fois là-bas, F. visite, touche un truc, mais respecte les limites. Le pharmacien lui offre une sucette ensuite. Sa première ! Trop fier.

Ce qui me permet de dresser le bilan que ces derniers temps, les visites de pharmacie deviennent de moins en moins dangereuses...

= une journée qui commençait maaaaal mais où la volonté de raisonner en termes de solutions permet d'éviter des spirales négatives et de passer ensuite sur un mode très positif et connectant.

Jeudi:
F. debout à 5h du mat'. 
Voix douce, gestes tendres, je le rejoins dans le salon où il semble disposé à construire son premier circuit de train de la journée, souligne l'heure qu'il est, rappelle la règle, et propose
"veux-tu que je te porte dans ton lit ?
- Non !
Veux tu venir dormir dans mon lit ?
- Non !
Petit câlin sans rien dire, je laisse passer un ange puis deux, puis je dégaine le choix
Préfères-tu aller dans ton lit ou venir dormir dans le mien ?
- Dans ton lit..."
Dodo. Pendant 1/4h pour moi, parce qu'ensuite c'est la Bébounette qui braillera pour une raison inconnue. 

Vendredi : 
F., fiévreux et patraque la veille (signes avant-coureurs d'une varicelle ? - espoââar) n'est pas davantage en grande forme ce jour-là. Pendant le créneau IEF, il sait venir prendre ce dont il a besoin et le verbalise notamment ainsi: 
"je ne me sens pas bien. J'ai besoin d'un câlin." 
Hop, gros câlin, puis F.retourne s'asseoir et poursuit son activité .

EDIT : petite question de Capucine par mail
En ce qui concerne ton blog et son article sur la parentalité positive est-ce que tu accepterais que tes lectrices (moi pour l'instant en l'occurence) en fasse une sorte de hotline de la parentalité positive. Allo ? vous faites quoi dans cette situation ? Je dis ça parce que parfois j'aurais bien besoin d'un coach... Et que souvent je trouve les astuces des autres absolument géniales !
REPONSE DE LA GWEN : "il te dira VOUI ! " (avec le ton de Rabbi Jacob)
Je suis la première à trouver les astuces des voisins vraiment top, donc je serai ravie que ces billets servent de plateforme à de la cogitation collective !

jeudi 16 février 2017

5 points forts de nos ateliers Faber & Mazlish (1/2)

De novembre à janvier, Monsieur Bout et moi-même avons participé à une session d'ateliers Faber & Mazlish sur la base du livre "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent".


Voici venu le moment du débriefing, en trois parties... : puisque nous étions deux à y participer, je vous livrerai non seulement
  • mon point de vue (dans le présent billet ainsi qu'un deuxième car, ce n'est plus à prouver, je suis bavarde. Mais j'apprends, et notamment à découper mes billets en portions plus faciles à digérer), 
  • mais aussi celui de Monsieur Bout (dans un billet suivant)!


Bon, allez, zou, j'avoue tout : j'ai détesté.
Chaque minute.
C'était horrible, inutile, et décourageant.
Depuis, nous avons reconsidéré notre politique.
Nous élevons nos enfants à la schlague et tout le monde s'en porte mieux.

Hum ?


Plus précisément, voici 5 dimensions de nos ateliers que j'ai particulièrement appréciées
- 1. un espace pour approfondir et revisiter les choses
- 2. une approche globale
- 3. le soutien du groupe
- 4. le stage intensif
- 5. l'envie et le souffle pour continuer


1. Un espace pour approfondir et revisiter les choses

J'avais beau avoir lu et relu chacun des 3 Faber & Mazlish, ces ateliers m'ont vraiment permis d'aller plus loin que ces multiples lectures dans la mise en pratique.

Le fait de se focaliser sur un thème à la fois, de poser toutes les questions qui passent par la tête, d'en discuter, d'écouter, d'entendre diverses suggestions, puis de tester pendant une semaine, cela permet vraiment de perfectionner son approche en profondeur. Ainsi des nuances insignifiantes, des détails passés inaperçus, hop, d'un seul coup prennent du sens et cela change beaucoup de choses !

Ainsi, j'ai pu constater, lors de l'atelier n°3 ayant pour thème "remplacer la punition", que je n'avais pas tout à fait compris comment "exprimer mes sentiments avec vigueur".
  • Jusque là je pensais "avoir tout bon" avec 
    "je n'aime pas quand tu fais du bruit avec ta cuiller / me parles de cette manière / ... etc". 
  • C'est lors de l'atelier que j'ai réalisé qu'il fallait que je modifie mes formulations en 
    "je n'aime pas entendre ce bruit, je n'aime pas quand on me parle ainsi,..." : 
    = dépersonnaliser en ôtant le "tu"...

De la même manière, j'ai pu approfondir ma manière d'utiliser les choix, en automatisant ma pratique, et en l'étendant à des cas qui jusque là ne me semblaient pas pertinents.

Cela permet de sortir de tellement d'impasses!
Tout récemment encore, un F. tout endormi peine à s'extirper de sa torpeur post-sieste; câlin interminable au cour duquel il n'est pas loin de se rendormir, mais offre une résistance certaine à mes tentatives de passer à autre chose: j'ai proposé des guilis, j'ai proposé qu'on aille réveiller sa sœur (deux choses qu'il apprécie beaucoup). Niet.
OK.
Choix :
"Veux tu d'abord qu'aille réveiller E., ou qu'on fasse des guilis d'abord ?
- ....... . Guiiiiiliiiis...."

Mais j'avais tendance à m'en dispenser notamment quand je savais ce que l'enfant choisirait.
Or au cours de ces ateliers, j'ai saisi que l'habileté "offrir des choix" allait bien au-delà : au delà du choix lui-même, cette habileté favorise la coopération parce qu'elle permet de donner à l'enfant un peu de maîtrise sur sa vie, et de souligner, mettre en valeur, cette maîtrise.
Du coup, même si chaque matin, à la proposition
"d'abord brosser les dents, ou faire son lit ?"
F. choisit invariablement "brosser les dents", je ne me dispense pas de la question (je l'ai fait une fois pendant les ateliers, en disant "allez, brossage de dents", et, croyez-moi, j'ai vu la différence et galéré pour rétropédaler).

Par ailleurs, pas si prévisibles que ça les mômes ! On peut avoir des surprises.
Ainsi, récemment, face à un F. réticent à sortir du bain, je dégaine le choix
"c'est l'heure du sortir du bain. Je sors d'abord toi, ou E. ?".
J'étais sûre qu'il désignerait sa sœur, et c'était OK, cela lui permettait de gagner les quelques minutes nécessaires à faire de deuil de son bain anciennement moussant.Eh ben non :
"moi d'abord"
Je ne me le suis fait pas dire deux fois !

Perfectionner des habiletés déjà employées, mais aussi en mettre enfin en pratique, quand on s'était jusque là borné à approuver vigoureusement la théorie : ainsi, ces ateliers m'ont poussée à enfin mettre en place de vraies routines, formalisées de manière visuelle (aidée en cela par le témoignage de Capucine).

A les mettre en place... et à les faire évoluer très vite : en effet, durant l'atelier les échanges sur le sujet nous ont amenés à réfléchir sur l'utilité d'intercaler des étapes un peu sympa au milieu d'étapes moins sympa : si la routine du matin n'est qu'une longue succession de trucs rébarbatifs, il est plus difficile pour un enfant d'y adhérer.
Application et effets négligeables (!) chez nous :
  •  conflit systématique autour du débarrassage: pulvérisé
    • nous voulions que F. mette ses affaires dans l'évier après chaque repas, et c'était la guerre, avec un F. qui filait se cacher, tempêtait, machin. Bien énervée, il m'était même arrivé d'avoir recours à des menaces, en mode "pas de biscuit la prochaine fois" (après le déjeuner et le dîner, il a droit à piocher un biscuit / chocolat / machin dans la boîte où  nous stockons les douceurs qui lui sont destinées). 
    • Nous nous sommes contentés de changer l'ordre des choses : dessert puis débarrassage puis biscuit. Sans "conditionner" le biscuit au débarrassage, mais tout simplement "le biscuit, c'est après le débarrassage". En l'espace de quelques jours, c'était plié; depuis c'est intégré, automatisé, nous n'avons généralement plus rien à dire, voire F. débarrasse aussi les affaires de sa sœur, les nôtres, quand il ne fait pas un bout de vaisselle. Au point qu'il est extrêmement rare que le débarrassage du petit déj, repas pourtant exempt de biscuit, pose un problème!
  • démarrage du matin : ô combien facilité. 
    • nous avons changé totalement le positionnement des étapes "habillage" et " faire le lit": deux trucs qui trainaient en longueur et retardaient énormément le démarrage de notre IEF.  
    • F. adorant petit-déjeuner avec son père les matins, j'ai demandé à Monsieur Bout de prendre en charge l'habillage de F., et, globalement, que ce soit en semaine ou le week-end, la règle est devenue : on petit-déjeune habillé. Crise (monstrueuse) le premier matin, non-sujet depuis. 
    • Devant le succès de ce point-ci, j'ai appliqué le principe au point "faire le lit" : avant de finir son petit déjeuner avec moi, nous allions faire son lit (sachant qu'à l'époque, n'ayant pas jeté l'éponge sur la propreté de nuit, il s'agissait principalement de défaire un lit mouillé pour lancer la lessive de draps correspondante...). Je parle au passé, car sur ce point-ci, une fois que ce petit changement a permis de faire rentrer dans les habitudes de F. l'étape en question, nous avons pu revenir dessus, le choix évoqué plus haut "brossage de dents, avant ou après faire le lit?" faisant parfaitement l'affaire.

Les ateliers sont aussi venus confirmer une progression sur certains points, et l'encourager.
Ainsi, les échanges avec le groupe m'ont fourni l'occasion de mesurer à quel point j'ai cheminé ces derniers temps, notamment sur la question du rapport du force (je vous en parlais ici) : ne plus voir la négociation comme une preuve de faiblesse personnelle, mais comme une force dans la relation, quel pouvoir libérateur !
Or au cours de ces semaines j'ai l'impression que d'une adhésion intellectuelle, je suis passée à une adhésion plus profonde, qui me permet vraiment de me tenir à distance de cette logique. Je ne cherche plus à gagner, mais à ce que nous gagnions, à ce que notre relation sorte grandie de cette affaire, c'est-à-dire aussi à même d'offrir la base nécessaire pour faire grandir F..


2. La force d'une approche globale

Eh  bien oui, cela peut sembler un peu en contradiction, mais une des forces de la session d'ateliers Faber & Mazlish à laquelle nous avons participé, c'était justement de ne pas se contenter de pur Faber & Mazlish, mais d'aller au-delà.

En effet, et notamment lors de la première séance, à la pratique / habiletés F&M pur sucre étaient mêlées des notions plus théoriques issues notamment des avancées en neurosciences, mais aussi d'autres sources.
Parmi les points qui m'ont marquée / servi...

J'ai pu découvrir encore des choses sur le fonctionnement et l'évolution du cerveau jusqu'à 25-30 ans, que ce soit des trucs jamais lus auparavant, ou lus mais pas retenus.
  • L'image très parlante de la main ouverte ou fermée, symbolisant le cortex cérébral, en lien ou pas (si émotion forte) avec le cerveau archaïque, m'a ainsi bien aidée: je la visualise dans les moments de crise, et cela contribue et a contribué à ma capacité à donner la priorité à la reconnexion avant toute autre action éducative (dans une cohérence parfaite avec Jane Nelsen, comme c'est malheureux !)
  • ainsi les ateliers sont-ils venus m'accompagner et m'encourager dans mon cheminement sur la contention physique des colères de F. (élément avec lequel j'étais tout sauf à l'aise lorsque j'ai commencé à vous parler colère)
  • Le fonctionnement spécifique des petits garçons
    • non seulement chez tout enfant le lien entre hémisphères cérébraux droit et gauche est long à se faire de manière correcte, ce qui explique la difficulté à transformer ce qui est compris et verbalisé (un ordre, un interdit) en action (et se fait vers 6-7 ans oooooh tiens donc la voici l'explication scientifique derrière ce fameux "âge de raison" !), 
    • mais le développement de la partie langagière du cerveau étant plus longue à se faire chez un petit garçon (voire n'atteignant jamais le même degré), le recours au non-verbal est bien souvent plus efficace : depuis ce moment-là, il m'est plus facile de penser à
      • aller prendre sa main tout doucement pour l'emmener là où je le souhaite (= débarrasser, quitter le parc, dans la SDB), plutôt que de m'égosiller à appeler à distance, rappeler, et m'énerver...: la manière dont F. serre alors ma main et me suit tout docilement me permet d'ailleurs vraiment de percevoir l'absence de mauvaise volonté...
      • poser ma main sur son épaule, son bras, son cou, quand je lui demande quelque chose
      • assortir mes mots d'amour et mes paroles valorisantes de toucher, pour en assurer une meilleure réception

J'ai énormément apprécié une structuration intéressante des choses, fil rouge auquel nous avons régulièrement rattaché certaines des notions que nous voyions: la distinction entre le rôle de maman/papa d'un côté, et de mère/père de l'autre : nous sommes 50% l'un, 50% l'autre
  • la maman / le papa : veille sur les besoins de l'enfant, c'est l'aspect affectif, pour que l'enfant se sente aimé et aimable : lui enseigne le respect de soi-même
  • la mère / le père : gère les désirs de l'enfant, c'est l'aspect sociabilisation, pour que l'enfant devienne un être sociable : lui enseigne le respect des autres.
 Une clarification que j'ai beaucoup aimée, et qui s'inscrit à fond dans ce qui me plaît chez F&M, davantage que dans d'autres courants "bienveillants": cet équilibre entre besoins de l'enfant, et besoins des autres, y compris des parents !


Autre apport complémentaire intéressant : un bref passage sur les langages d'amour des enfants: je connais déjà bien le bouquin générique de Gary Chapman sur le sujet des langages d'amour, et c'est une perspective très enrichissante dans un atelier de ce genre. Du coup, cela m'a donné envie de creuser la version "enfants" un de ces quatre.


Je me suis également sentie bien soutenue et encouragée par des conseils fort judicieux de lectures complémentaires, pour enfants comme pour adultes, avec possibilité de les feuilleter voire de les emprunter
  • quand nous parlions de l'accueil des émotions, notre animatrice avait ainsi apporté des livres pour enfants sur le sujet; à un autre moment, elle avait avec elle le livre de méditation / pleine conscience "Calme et attentif comme une grenouille" et j'ai pu ainsi le lui emprunter afin de tester si F. s'y montrait réceptif ; 
  • et elle avait avec elles des bouquins de Gueguen, Rosenberg, celui d'Haïm Ginott, quelques magazines Kaizen, etc, que nous pouvions lui emprunter d'une séance à l'autre. 
J'ai énormément apprécié ce petit plus, cela permettait d'élargir et compléter.

Du fait de ces nombreux enrichissements notamment, comme on allait bien au-delà des bouquins, il n'y avait aucune impression de redite, même après avoir lus et relus ceux-ci plusieurs fois ! Et toute ces données venaient renforcer et conforter les habiletés Faber & Mazlish en permettant de mieux les comprendre, ou en donnant des moyens pour les appliquer.

C'est pourquoi, sur la base de cette expérience j'aurais tendance à dire que l'apport de tels ateliers peut être plus ou moins grand, selon le type d'animation et notre propre niveau de départ : si on a déjà potassé les bouquins à fond et que l'animatrice se contente de les dérouler sans aller au-delà, cela peut apporter moins de choses.... mais pas rien non plus, car les ateliers ont encore plus d'un tour dans leur sac que juste l'information. 
Suite au prochain numéro ....

mardi 14 février 2017

3 sentiments autour d'un goûter d'anniversaire (et : tuto déguisement sans couture !)

Grand moment dans la vie du Bébou ce samedi : sa première invitation à un goûter d'anniversaire !
La fille d'une copine IEF fêtait ses 5 ans.

Je dois dire que j'étais un peu némue car à mes yeux il s'agit d'une étape sociale, d'un moment un peu clé, d'un tournant... le début des goûters d'anniversaire!!
J'avoue en effet qu'à certains moments je me sens un peu prise de vertige vis-à-vis de l'IEF et de la manière dont celle-ci "anéantit" ce qui a constitué des repères un peu fondateurs dans nos enfances et dans celles de la plupart des autres enfants (la rentrée, la récré, le goûter dans le sac, les fournitures scolaires et le cahier de texte, les étiquettes sur les livres, le tableau, la sonnerie, que sais-je ?).
Bref, "privant" mon enfant de la partie scolaire du monde de l'enfance, je suis un peu contente de le voir faire ses premiers pas dans la partie "sociale", que dis-je, mondaine ;-)

Et puis j'étais pleine d'espoir car cet anniversaire représentait ZE occasion de lancer l'opération varicelle : le fils d'une copine de ma copine IEF (vous suivez?) ayant chopé la varicelle, ma copine avait couru coller ses gamins au petit malade, et cela avec succès, si bien que c'était : Varicelle Party ! 
Mon plan était donc que F. en profite pour se faire contaminer, à bientôt 4 ans il serait temps, et un mois de février s'y prête plutôt bien / mieux qu'un mois d'été! Et puis comme ça il pourrait la refiler à la Bébounette et zou, d'une pierre deux coups.
Verdict dans 15 jours, mais je n'ose trop espérer car n'étant pas le seul invité bien évidemment, F. n'a finalement passé que fort peu de temps à proximité immédiate de la reine de la fête.
Elle lui a donné un Smarties, de la main à la main, dites, ça peut suffire ?

Enfin, j'étais très fière car autre grande étape : anniversaire costumé oblige, je m'étais enfin lancée dans la confection du premier déguisement de F. !!!

OUI ! 
MOI, faire un déguisement MOI-MÊME ! 
Avec mes mains zà moi ! 
Celui confectionné par ma belle-sœur à mon neveu à Noël m'avait un peu donné envie, et là, hop, c'était aussi ZE occasion pour me jeter à l'eau.

Je vous avertis tout de suite : j'ai commencé light, avec un déguisement sans couture.
N'oubliez pas qu'ici, on avance petit bout par petit bout, et que chaque pas doit apporter un maximum de gratification pour un minimum d'efforts, afin d'inciter à faire le pas suivant.

J'ai donc opté pour un déguisement de chevalier, en polaire, avec motif au spray de peinture pour textile.

Fait en l'espace de 48h, d'ailleurs, car n'ayant pu trouver ce que je cherchais dans la boutique que je pensais, j'ai finalement tout commandé sur Butinette, ce qui évidemment s'est traduit par quelques délais d'acheminement (ce qui m'énerve, soit dit en passant, c'est que Butinette France est basé à Strasbourg, alors attendre et payer pour du port, pffff).


Petit retour / tuto en images


1. dans l'attente de mon colis, annoncé pour le mercredi soir, mais arrivé que le lendemain aux aurores, j'ai anticipé en préparant le pochoir prévu.

Dans ce que j'avais sous la main, donc vive les cracottes...





2. Découpage de la polaire après tracé approximatif à la craie, non sans peine car c'est relou à découper, la polaire !

Un long rectangle, puis plié en deux: un rond pour la tête. (j'ai vu trop large pour le rond; d'ailleurs un carré aurait pu être plus approprié)








3. Fixation du pochoir avec épingles et vaporisation de la peinture dorée en spray. J'avais fait un test sur une chute de la polaire et trouvé la couvrance fort moyenne... normal, il était spécifié "pour tissus avec max 20% de fibres synthétiques"... hum hum.
Donc j'ai fait 4 couches, ce qui a permis une couvrance correcte après passage au four selon instructions.

J'avais acheté des pierres thermocollantes pour en fixer à différents endroits mais finalement, faute de temps et de motivation, j'ai décidé que c'était plus joli (et moins risqué...) sans.

4. Confection d'une épée à l'aide d'une spatule en bois, d'un bout du carton d'emballage butinette, et de force papier aluminium.
Je vous passe le moment où Monsieur Bout, affairé à recouvrir de papier aluminium la lame de l'épée, chantait, avec autant de conviction que d'à-propos, le Nothung de Wagner (au secours j'ai épousé un nazi).







La tunique est maintenue avec un ceinturon acheté chez butinette aussi, dont la boucle dorée un peu travaillée (qu'on aperçoit à droite sur la 3ème photo) conviendra à mille choses, et fera notamment un ceinturon de pirate parfait.

Bilan
  • F. a adoré.
  • Je vais enfin mettre en place la caisse à déguisements projetée depuis ce billet...
  • Ce costume est plein d'imperfections
    • entre la tête trop large, le pochoir bavant un peu, le découpage parfois un peu brouillon de la polaire,....
    • J'avais prévu de faire un bouclier (à l'aide du rond de bois initialement prévu pour une synopte qui ne verra jamais le jour, soyons réalistes), mais je m'en suis souvenue 1/2h avant l'heure du fameux goûter d'anniversaire. Ce sera pour une autre fois ! 
Plein d'imperfections, il m'emplit cependant d'une immense fierté, et a pleinement rempli son rôle de premier Babystep: toute fière de cette première réalisation, point trop laborieuse malgré quelques menues mésaventures, je suis d'attaque pour d'autres aventures du même type
Pour vous dire, je me suis même fait re-montrer comment enfiler la bobine sur la machine à coudre qui dort au fond d'un placard : j'ai un vieux drap à transformer en cape, moi !! 


Quant à F., non seulement il a aimé son déguisement, mais il a bien retenu le point phare de la journée:
"un gâteau d'anniversaire Maman !" - j'ai juste du reprendre le couteau de ses mains et lui suggérer d'aller chercher un couteau de dinette à la place...

dimanche 12 février 2017

Une Semaine en Parentalité Positive #1

  • 1. L'envie de surfer sur la dynamique de nos ateliers Faber & Mazlish, hélas terminés depuis la mi-janvier (et au sujet desquels je vais trèèèès bientôt venir au rapport !)
  • 2. Un mail de Capucine, fidèle commentatrice de ce blog, mentionnant le soin qu'elle prend, ces temps-ci, de faire un bilan "parentalité positive" de sa journée
  • 3. La découverte d'un tout nouveau blog très très chouette, et de la fille qui se cache derrière : nous nous trouvons mille points communs du point de vue du cheminement (au hasard : elle adore Faber & Mazlish; elle est en train de tomber follement amoureuse de Jane Nelsen), et le bien que cela m'a fait d'y lire des mini-récits d'application de principes et trucs de parentalité positive au sein de sa famille.

Voici comment j'inaugure donc aujourd'hui la série "Une Semaine en Parentalité Positive", qui sera l'occasion pour moi de vous livrer 1, voire 2, brefs épisodes de parentalité positive pour chaque jour de la semaine écoulée.
Objectifs :
  • alimenter la fameuse bibliothèque d'exemples concrets dont je soulignais déjà l'intérêt il y a quelques temps, et que les points 2 et 3 sont venus me remettre en mémoire
  • opérer, pour moi, un retour quotidien sur la journée, sous cet angle : un outil précieux pour ancrer davantage la démarche, et consolider mes acquis, dans la lignée des points 1 et 2.

Je prévois donc, jusqu'à ce que mort s'ensuive pour un temps indéterminé, un billet hebdomadaire mais d'alimentation quotidienne, le but étant d'effectuer mon petit bilan personnel le soir (j'ai même rajouté une case "USEPP" dans ma routine du soir Flylady...), en prenant les notes correspondantes dans le brouillon de billet, pour mise en forme et publication de la rétrospective en fin de semaine.
J'évoquerai plutôt ici des moments où "ça marche", c'est-à-dire où je réussis à utiliser une habileté, ou que je vois les effets de notre "politique éducative" : je veux capitaliser sur ces petits succès de tous les jours pour y puiser enseignements et encouragements. Mais cela ne m'empêchera pas de partager de temps à autre un bon gros raté, car le but n'est pas non plus de donner une impression de tout-rose-cuicui-les-p'tits-oiseaux. D'autant que relire / analyser les bons gros ratés peut permettre d'en tirer des leçons.



Samedi: 
Expédition dans le plus grand parc de Strasbourg, trajet un peu long (15 à 20 bonnes minutes à pieds selon l'aire de jeux choisie), si bien que le retour avec enfant fatigué et affamé est souvent problématique : F. réclame à être porté, pleurniche, fait le zouave.
Ce matin-ci, Monsieur Bout balise le chemin avant: nous aimons y aller mais avons besoin que le retour se passe bien, il a donc le choix de se rendre à ce parc, ou de préférer une aire de jeux plus proche, mais dans le premier cas il faudra qu'il gère sa draisienne sans histoires au retour.
Aller impeccable, jeux, le retour s'amorce et tout de suite : "je veux la poussette". 
Excellente réaction de Monsieur Bout 
"qu'avons-nous décidé ensemble ce matin", 
il manque se rater en poursuivant
"nous avons..." 
Je l'interromps bien vite, ayant bien en tête Haim Ginott incitant à la brièveté et Jane Nelsen soulignant que ce genre de rappel doit impérativement rester tout nu et ne pas s'assortir d'un mini sermon : le but étant que le cerveau de l'enfant aille lui même se remémorer la conversation, se posant ainsi en acteur, et non ne subisse passivement une avalanche de mots.
Et effectivement, pendant que prestement je rafraîchis la mémoire de Monsieur Bout sur ce point, F., lui, s'est déjà remis en route . Nous aurons un autre épisode relou à mi-chemin (inclusive "je pénètre dans le jardin de parfaits inconnus"), là aussi un bref rappel que nous avions décidé certaines choses avant de partir suffira.


Dimanche :
Ayant gardé un bon souvenir de notre première visite, avec enfants, au Musée d'Art Moderne et Contemporain, nous récidivons, toujours en surfant sur la gratuité des premiers dimanches du mois. 
Encore une fois, nous prenons le soin de rappeler les règles avant (pas touche aux œuvres), et dès les premières salles nous soulignons le soin avec lequel F. coopère, d'un compliment descriptif 
"je vois un enfant qui tient ses mains derrière son dos". 


Lundi :
Au parc, je remarque que le portillon de l'aire de jeux est resté ouvert derrière F., et souhaite qu'il le referme, afin d'éviter que les plus petits (dont sa sœur) ne s'évadent:
1. Décrire le problème : "je vois un portillon ouvert" : rien
2. Donner des renseignements "le portillon doit rester fermé pour que les petits ne puissent pas s'en aller" : rien
3. Venir à lui, poser la main sur son bras doucement (aaah, la force du toucher!), et dire d'un mot "le portillon, F." :  banco !


Mardi :
I.
Un Bébou agité dès le matin, et ce d'autant plus qu'il est pressé d'aller réveiller le petit hôte que nous accueillons avec ses parents le temps de la vitrification de leur parquet.
  • Responsabiliser sur l'heure et donner des perspectives: quand il y aura un 8 puis un 1 sur l'horloge numérique du four, ils seront réveillés.
  • Réaliser qu'on a vu trop juste et que le petit hôte et sa mère n'auront pas émergé à temps. 
  • Faire diversion le temps que les 8h1? soient passées (profiter lâchement de ce que F ne maîtrise pas encore assez bien le mécanisme de l'heure pour réaliser que 8h2? vient après 8h1? ...)
  • Prendre acte de l'agitation de F.et plutôt que de me précipiter pour sortir E. de son lit afin de commencer à petit-déjeuner, proposer et prendre le temps d'une histoire seule avec F. afin de remplir son réservoir d'amour et de l'aider à sortir de la spirale d'excitation dans laquelle il s'enfermait depuis son lever.
MISSION : ACCOMPLIE.

II.
Pipi à côté de la cuvette, que j'admire en direct puisqu'il a voulu être accompagné.  Ça irait plus vite de faire moi-même...mais... petite description
"oh, c'est mouillé, là. Tu peux utiliser du papier-toilette
Puis renseignement :
Cela fonctionne mieux quand on appuie vraiment avec"
Et hop. 
N'empêche que vive le Swish'nSwipe. Son mode d'emploi devrait figurer parmi les trucs avec lesquels les mamans de bébés garçons sortent de la maternité.


Mercredi : 
Journée difficile, F. relou et maman peu patiente = langue maternelle qui reprend vite le dessus. La journée sera entrecoupée de moments pas super F&M...Néanmoins

I.
Ladite journée a commencé, chez le Bébou, par un lever trop tôt et du pillage de placard.  (le retour. snif)
Lever trop tôt redevenu récurrent ces dernières semaines, alors que disparu pendant les vacances, disparition qui s'était fort plaisamment prolongée les premiers jours de janvier. Je réfléchis et me rappelle que, de fait, début janvier, il est arrivé une fois ou deux que du coup F. ne soit pas réveillé avant le départ au boulot de son père, ratant ainsi leur petit déj entre hommes des jours de semaine (moi pendant ce temps je dors encore un peu, puis me prépare et effectue la première partie de ma routine Flylady; je ne prends le relais qu'au départ de Monsieur). 
Serait-ce l'inquiétude de rater ainsi son père qui le réveille aux aurores et le maintient sur le qui-vive, offrant ainsi un terrain favorable au pillage nocturne des placards?
Je discute du problème avec lui plus tard dans la journée
"J'ai l'impression que tu es inquiet à l'idée de rater le petit déjeuner avec Papa si tu dors trop longtemps le matin, et que du coup tu n'oses pas dormir le matin alors même que tu es fatigué. Aimerais-tu qu'on décide que, si tu dors au moment du petit-déjeuner de Papa, il vient te réveiller pour petit-déjeuner avec lui ?"
- Oui.
- Comme ça tu peux dormir tranquillement, en étant rassuré sur le fait que tu  ne rateras pas Papa."

II.
En fin d'après-midi, alors qu'il joue avec son circuit de train, F. repère de la poussière au fond du coffre contenant les rails. Il décrète "Il faut l'aspirer".
Je me contente de préciser que si il y a encore des petites pièces de train dans le coffre l'aspi les avalera, et zou : mise à l'abri des petites pièces, sortie de l'aspi, passage de l'aspi (j'en ai profité pour lui montrer d'autres recoins poussiéreux de notre salon, hé, maintenant ça ne rigole plus!), rangeage de l'aspi.


Jeudi :
I.
Le matin, il a à nouveau pillé les placards mais, après avoir renouvelé la discussion de la veille, il m'en reparle le soir au coucher, en me disant que si il a faim, il ira manger des cracottes (la solution préconisée la veille).

II.
Le Bébou, vite imité par sa sœur..., s'amuse à cracher sa nourriture au dîner (en faisant pffffffrrrrt, vous savez, le truc que toutes les mamans du monde adorent. Encore plus quand le menu du soir comporte de la quinoa !)
"Je n'aime pas ce que je vois - expression de la colère copyright F&M
la nourriture est faite pour être mangée, tu as le choix, tu peux manger la nourriture proprement ou arrêter ton repas
et j'enchaîne
Il y a de la quinoa par terre F.; tiens, voici le rond vert (le petit nom du minipad vert magiiiique)"
Et hop, je l'ai aidé à sa demande pour qu'il apprenne à bien rassembler tous les petits machins avant de les pincer avec le rond vert pour les mettre à la poubelle.
Et ce fut clos.


Vendredi:
I.
Il s'est levé le matin... pour aller manger des cracottes ;-)

II.
Fin d'après-midi pluvieuse au Vaisseau, file vers le secteur de l'eau, puis revient aussi sec avec dans une main deux tabliers, dans l'autre la main de sa sœur, pour que je les habille tous les deux.

III.
Le soir, il s'amuse subitement à balancer par terre tous les vêtements d'enfants entamés, entreposés sur un coffre de l'entrée (évidemment vite épaulé par sa sœur).
Cela irait plus vite de m'énerver puis de ramasser moi-même, à la place de quoi j'exprime mon mécontentement de manière claire mais pas agressive :
"ça me rend furieuse de voir l'entrée en bazar, je n'aime pas devoir reranger derrière vous"
et hop, ils s'y mettent tous les deux.

En définitive : une semaine un peu plus compliquée que celles de janvier au départ, mais de nouveau, décider de se mettre en mode constructif et non énervé/ répressif a permis de détendre les choses au fil des jours.

vendredi 10 février 2017

Comment je construis mon budget (+fichier à télécharger)

Les sous ont ceci de particulier qu'ils peuvent avoir une nette tendance à disparaître sans qu'on sache trop où (un peu comme un gamin dans une foule / un supermarché, au hasard).
Pour le gamin, chacun sa solution.
Pour les sous, la mienne, c'est ... de faire les comptes.
Whaou, ça alors ! Le SCOOP.
Plus précisément : pister nos sous au travers d'un joli petit fichier dans lequel j'établis notre budget, et reporte ensuite nos dépenses en regard.

Un outil que j'utilise énormément, car cela nous permet à la fois de piloter nos dépenses, et de prendre des décisions en incluant leur impact financier.

Une récente discussion avec une bonne copine IEF m'a rappelé à quel point l'établissement d'un outil "qui fonctionne" est compliqué, nous-mêmes nous avons tâtonné avant de produire quelque chose qui nous convienne :
  • offrir une vision claire de ce qui nous attend, y compris en termes de trésorerie : que les entrées et les sorties s'équilibrent sur l'année c'est bien, mais gérer la trésorerie en cours d'année compte aussi : identifier les risques de découvert...
  • suffisamment détaillé pour pouvoir identifier clairement les postes de dépenses qui sont dans le rouge, ceux où on peut faire des économies, ceux qui plombent le budget et sur lesquels une réflexion plus approfondie / un arbitrage est à envisager (typiquement, une catégorie "Divers" trop large engendre un espèce de trou noir dans lequel des sommes sont mystérieusement englouties)
  • mais suffisamment simple pour que le remplissage régulier soit faisable :  éviter l'usine à gaz (aux débuts de notre mariage, c'est Monsieur Bout qui tenait les comptes, il avait pondu un fichier Excel merveilleux, avec macros et je ne sais quoi d'autre, superbe ! Son remplissage prenait des siècles... sa complexité l'a évidemment condamné au délaissement); il s'agit par exemple de ne pas trop se retrouver à "découper" ses tickets de caisse pour les répartir entre 18 cases.
  • et justement : qui n'implique pas de garder les tickets de caisse !!  Je DÉTESTE ces petits papiers, un système qui supposerait que je les garde soigneusement jusqu'à leur intégration dans nos comptes serait voué à l'échec (ou plutôt : a existé, et a connu une fin misérable).


Ladite copine ayant apprécié l'outil dont nous nous servons maintenant, et ayant souhaité s'en inspirer, je me suis dit qu'elle n'était probablement pas seule dans ce cas, d'où ce billet, contenant 
  • un fichier à télécharger,
  • assorti d'un certain nombre d'explications sur ses principes de remplissage, le tout étant bien entendu à adapter à vos besoins à vous !
Je précise que, si les postes de dépenses sont bien ceux que j'utilise au quotidien, les chiffres sont pour beaucoup complètement fantaisistes ;-)

Donc, gérer les sous, chez nous, se décompose en deux étapes
  • créer un budget : combien allons-nous gagner, et combien allons-nous dépenser à quel poste ? (et accessoirement, est-ce que l'un permet l'autre...)
  • inscrire au fil de l'eau les dépenses effectuées dans chacun des postes, afin de pouvoir piloter: renoncer à un achat, en différer un autre, remplacer le magret de canard par des œufs au plat, la quinoa bio par des pâtes Lidl, le resto gastronomique par un MacDo.

Parlons d'abord de la création du budget

Vous trouverez la trame du fichier que j'utilise à télécharger ici et en fin d'article.

Vous le voyez, 
  • une colonne pour chaque mois, 
  • les revenus en haut, 
  • puis différentes catégories de dépenses ; 
  • je m'en sers également pour suivre les épargnes programmées.

Dépenses fixes 
ce sont celles dont le montant est connu d'avance :
Loyer, salaires, crédits, assurances etc, ne changent guère ou de manière un minimum prévisible (si je prévois un budget à plus de 12 mois dans lequel je souhaite prendre en compte ces variations, il m'arrive alors d'appliquer un coefficient multiplicateur au doigt mouillé, plus ou moins optimiste / pessimiste en fonction de ce que je cherche à évaluer) : je reporte fidèlement cette somme chaque mois.

Dépenses mensuelles
Deux modes de fonctionnements

  • soit le montant exact varie mais il s'agit d'une dépense régulière :
C'est le cas du budget courses (qui inclut chez moi l'alimentation, la droguerie, bref, tout le quotidien; au départ je m'étais amusée à dissocier et c'est là où on se retrouvait à s'arracher les cheveux) : selon les mois on dépensera un peu plus, un peu moins, mais globalement on peut se fixer une enveloppe
Enveloppe qu'il est d'ailleurs possible d'arrondir quand on sait que tel mois sera plus dépensier : 
  • on pourrait imaginer un budget bouffe plus important pour les Fêtes, par exemple. 
  • Et, en ce qui nous concerne, le budget essence est ainsi facilement doublé pour les mois qui nous lancent sur les routes (Fêtes et été), vers nos familles habitant à plusieurs centaines de km, de même que le budget transports (dans lequel je regroupe transports en commun strasbourgeois, éventuels trajets en train, mais aussi frais de stationnement et péages).

  • soit les occasions de dépenses seront fréquentes mais aléatoires

Je fixe alors un budget à l'année, que je divise en 12, en sachant que certains mois je le dépasserai, quand d'autres je ne dépenserai rien. 
C'est le cas des vêtements par exemple : pour faciliter les comptes je mets 50€/mois, mais dans les faits, les mois de soldes dévoreront probablement davantage que leur budget, et les autres moins. Idem: coiffeur, pressing & co (cela englobe le cordonnier ou l'esthéticienne par exemple, bref les dépenses d'entretien du corps et des vêtements), sont des dépenses pouvant varier, mais récurrentes, donc admissibles à un lissage.

Dépenses ponctuelles
 

Celles-ci se feront à une date précise et je reporte la somme concernée pile poil au mois qu'elle concernera : c'est le cas des impôts notamment (pour ceux qui, comme nous, ne sont pas mensualisés), je fais de même avec les cadeaux de mariage, etc.

Pour remplir ces cases

La première fois que je me suis lancée dans l'exercice, pour certains postes je n'avais aucune idée de ce qui était réaliste (ou en tous cas, de sérieux doutes sur le réalisme desdites idées): j'ai donc fait ce travail avec à côté de moi : 
  • mes relevés détaillés de compte bancaire du dernier mois à minima afin d'obtenir une moyenne des dépenses type courses, par exemple (des relevés sur 2-3 mois permettent d'établir une moyenne donc aboutissent à un calcul plus fiable mais cela prend plus de temps); 
  • et nos principaux contrats / assurances / loyers / crédits / etc.

Pour remplir les cases impôts sur le revenu et celles dépendant de la CAF, je m'amuse comme une folle avec les simulateurs concernés, cela permet d'avoir une idée quand même assez précise.
Dans le cas des impôts, je rajoute alors un petit commentaire sur la case concernée, dans lequel je détaille les hypothèses ayant abouti à ce résultat (puisque j'évalue notre revenu, nos frais de garde, nos dons déductibles... il est important que je sache sur la base de quelles sommes j'ai effectué mon calcul, de manière à penser à ajuster en cas de gros changement)

A noter : ligne NDF des Revenus : cela désigne les Notes de Frais. Tout simplement parce que celles-ci représentent autant de sorties d'argent que j'ai besoin d'expliquer, que cela me permet de comprendre éventuellement où est passé l'argent, et de savoir que celui-là va revenir, voire de rappeler aimablement à Monsieur Bout (maintenant qu'il est l'unique source de notes de frais) qu'il serait temps qu'il fisse le nécessaire pour que justement, lesdits soussous regagnent le bercail.
Les sorties (note d'hôtel, taxi, etc) sont donc précédées d'un signe "moins", les remboursements d'un signe "plus".
Fondamentalement, cette ligne pourrait figurer ailleurs que dans "ressources", j'ai choisi de la caler là car les derniers employeurs de Monsieur étant généreux dans leur système de notes de frais, dans les faits très souvent les remboursements sont un peu supérieurs aux sommes réellement déboursées. 
Par ailleurs il ne s'agit pas d'une dépense de notre fait, et nous n'avons pas de décision à prendre /arbitrage à opérer sur le sujet.


Toutes ces catégories sont ensuite liées par de bêtes sommes, qui aboutissent à deux lignes de totaux.

Un petit focus sur celles-ci.
  • SOLDE MOIS : désigne tout bêtement le différentiel entre les dépenses et les revenus du mois. Si il est en négatif, c'est un mois à pertes, sinon, on fait du bénef.
  • TOTAL EN COURS est le plus important : c'est le cumul de tout : il permet donc de savoir où on en est en termes de trésorerie, ce qu'on ne pourrait faire si on s'amusait à lisser dans le temps des grosses dépenses ponctuelles. On le voit à l'exemple du gros entretien de voiture que j'ai placé en février : même si l'année se terminera dans le positif, c'est ainsi que je repère les périodes de l'année où nous risquons de nous retrouver dans le rouge, aussi temporaire cela soit-il. Que ce soit pour le savoir / prévenir le banquier le cas échéant, ou différer certaines dépenses.
A noter également : dans la première case de total en cours, ma formule reprend le solde du premier mois, +100 : c'est ma manière de prendre en compte l'argent (ici, 100) que nous avons déjà en stock ailleurs au moment où on débute l'exercice.

Ce genre d'exercice est fréquent chez nous, et est à refaire dès que nous réfléchissons à des changements; il avait puissamment aidé à ce que Monsieur Bout réussisse à prendre la décision de rompre sa première période d'essai strasbourgeoise, j'y ai passé de longues heures quand je méditais sur l'opportunité de proposer ou non à mon employeur un passage à 50%, il nous accompagne actuellement dans diverses réflexions en cours concernant notre avenir.

Par ailleurs, le budget évolue au fil de l'eau des petites choses aussi : ainsi, si nous recevons une invitation à un mariage, je rajoute la somme correspondant au cadeau dans le budget, ainsi que les dépenses de transport/logement éventuelles (à la louche), dans la colonne du mois conservé.

Il s'agit donc d'un fichier qui vit !

Et ce d'autant plus qu'une fois qu'on a fixé la théorie de ce qu'on va dépenser, reste à mettre en pratique / contrôler ce qui se passe dans la réalité.

Pilotons les dépenses

Pour cela, dans la même feuille Excel (je copie parfois le budget initial sur une autre feuille pour mémoire), à chaque début de mois j'insère une nouvelle colonne à droite de la colonne budgétaire du mois concerné : elle s'intitule "Réel mois concerné". 
Cette colonne sera en police violette tout du long du mois, tout simplement parce que c'est bien visuel, et que j'ai pris cette habitude après avoir, à plusieurs reprises, passé de longs moments à renseigner ... une autre colonne que celle nécessaire. (argh!)
Quand un mois est terminé, et une fois ses comptes bouclés, je passe la colonne "budgétaire" en gris (c'était de la théorie, et n'a plus guère d'importance), et la colonne "réalisé" en noir.


Je modifie alors aussi la formule de la case "total en cours" du mois suivant: une fois janvier terminé, c'est le solde du mois de janvier RÉEL qui compte, plus celui budgété!

Plusieurs fois dans le mois, je prends notre fichier Excel, me connecte sur notre compte en ligne, et zou, je passe en revue chaque ligne de notre relevé de compte et vais attribuer la somme au bon endroit, avec une bête formule en " = xxxx +xxx +...etc": je me contente de la somme

  • Quand j'ai besoin de me rappeler d'un détail particulier 
(si dépense extraordinaire pouvant expliquer un dépassement, par exemple si nous passons chez un producteur de vin, poum, ça peut impacter le budget courses) je le note en commentaire

  • Quand il s'agit d'une rentrée d'argent
un remboursement Sécu / Mutuelle, une vente de fringues sur leboncoin, même chose, mais le chiffre est précédé du signe "moins".

  • Quand la dépense se fait en liquide,
je la note dans mon Bullet Journal et hop, idem : je l'ai avec moi au moment des comptes et je reporte toutes ces données dans mon Excel.

N'ayant en tout et pour tout qu'un seul compte courant, c'est assez facile; et Monsieur Bout est prié de m'informer des rares dépenses qu'il effectue en liquide.

C'est en fonctionnant ainsi que je réussis à m'affranchir de ces fichus tickets de caisse, qui chez moi en tous cas, représentaient un des principaux freins à une gestion efficace des comptes. 
Si vraiment la somme est à répartir entre deux postes (par exemple, achat de vêtements d'enfants dont une partie servira pour nous, l'autre est prévue pour des cadeaux de naissance), alors je divise le montant, mais de mémoire, au pifomètre et à la louche, le but n'est pas de sortir ma calculette pour un résultat au centime près. 
Je tâche de faire cela régulièrement, idéalement toutes les semaines, dans les faits 2 à 3 fois par mois, ... et à défaut, en cas de coup de mou, à la fin du mois (ou même au début du mois suivant, les données sont toujours là!). 
  • Dans les deux premiers cas, cela me permet un vrai pilotage en mode "ouh là, nous sommes à peine à la moitié du mois et j'ai déjà dépensé les deux tiers du budget bouffe, hum, et si je cuisinais des lentilles / quels plats bons mais low-cost puis-je envisager en lieu et place du magret de canard que je vais me dispenser d'aller chercher au marché samedi ?" ou inversement, "hoho, bien géré la Gwen, allez, hop, va pour un sauté d'agneau ce dimanche".
  • Dans le troisième cas, cela me permet au moins de savoir où nous en sommes, et d'en tirer des enseignements / ajuster ma ligne de conduite pour le mois suivant.
L'avantage de faire cela régulièrement est aussi que pour le coup, cela prend vraiment peu de temps.

Autres petites astuces complémentaires

Arbitrairement, je retiens comme date de dépense la date à laquelle l'argent est débité du compte
  • tout ce qui tombe jusqu'au 30/31 (28...) du mois est attribué au mois, 
  • ce qui n'est débité que le 1er passe sur le mois suivant, même si c'était une dépense qui dans les faits a été effectuée deux ou trois jours plus tôt. Je m'en tape, et cela me simplifie les choses puisque je n'ai pas à fournir le moindre effort de mémoire.
La date est en gras dans les relevés de compte, c'est visuel, c'est vite vu, c'est vite fait, et c'est tout ce que je demande.

En revanche, concernant les ressources
  • le salaire de Monsieur Bout (et le mien, jusqu'à peu), tombe autour du 26/27 du mois, là pour le coup c'est inscrit sur le mois suivant.
  • Car bien évidemment, j'inscris, dans le revenu du mois de janvier, le salaire gagné en décembre. En effet ce n'est pas ce qui tombe fin janvier qui va nous aider à manger en janvier... C'est un point important à prendre en compte, surtout en cas de vie pro qui bouge. 
  • En revanche, les allocs qui tombent le 5 du mois comptent bien pour le mois sur lequel elles sont versées, 
  • Mais de la même manière, mon complément de mode de garde, qui m'est versé en février par rapport aux heures payées en janvier: je le comptabilise quand même en février puisque c'est là qu'il va venir soulager ma trésorerie.

Quand je commence à enregistrer mes dépenses en cours de mois, j'ai besoin de savoir rapidement où je me suis arrêtée la dernière fois (histoire de ne pas enregistrer deux fois certaines dépenses, ou d'oublier d'en enregistrer "oh chouette on a de la marge ce mois-ci" - hum, ou pas...) : j'inscris donc la date du dernier jour enregistré en commentaire de la case "réel du mois en cours" : si j'ai inscrit tout ce qui était débité jusqu'au 23 janvier, eh bien j'écris "23/01", et zou, je ne passerai pas 50 ans à fouiller dans mes sommes pour retrouver mes moutons.


Revoici donc le fichier à télécharger.
Si ce machin vous aide, ou que vous avez des idées brillantes d'améliorations, ou des interrogations profondes à ce sujet, je serai ravie de vous lire en commentaires !